Différence entre les physalies et les vélelles

Voici deux animaux cartilagineux de couleur bleue et recouverts d’une voile translucide que l’on peut confondre facilement en raison de leur grande ressemblance : les physalies et les vélelles. Précisons tout d’abord qu’ils appartiennent à un embranchement de ce que l’on appelle des cnidaires pélagiques, à savoir des organismes aquatiques qui flottent sur les mers, dirigés par les vents et marées, incapables de se mouvoir seuls. Plus précisément, ce sont des hydrozoaires donc des polypes. Dernièrement sur nos côtes atlantiques, un grand nombre de plages ont été recouvertes de milliers de ces animaux échoués par la marée et apportés par le vent, ressemblant à des îles flottantes. Il ne faut pas les toucher, surtout les physalies car celles-ci sont très urticantes, leur venin provoquant des brûlures douloureuses et des paralysies musculaires, contrairement aux vélelles, qu’il vaut mieux éviter de toucher quand même. Ce sont d’ailleurs des services spécialisés qui sont chargés de les ramasser.

La physalie est très reconnaissable à ses longs filaments bleus (fins tentacules) pouvant atteindre jusqu’à 50 mètres de long, tandis que la vélelle possède une vésicule plus arrondie, et est exempte de filaments. Elles sont assez souvent confondues avec des méduses ou des anémones de mer, qui font partie de la même famille.

Pour résumer, la vélelle est inoffensive. Son nom latin est Velella velella (signifiant voilette). On la surnomme aussi « barque de Saint-Jean » ou « méduse-voilette ». La physalie est urticante par ses tentacules. Son nom latin est Physalia physalis, issu du grec phusaleos (signifiant rempli de vent). Elle est appelée aussi « fausse méduse » ou « galère portugaise », un nom très évocateur de sa dangerosité ! Les deux organismes vivent aux mêmes endroits, océan Atlantique, Manche, Méditerranée.

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