Charlatan, charlatanisme, étymologie et un peu d’histoire

Le nom masculin charlatan fut attesté en 1572, et n’est généralement pas utilisé au féminin (charlatane) sauf par certains auteurs dont voici quelques exemples. Voltaire dans Lettres de Mme du Deffant, 18 mai 1772 : « Ce que j’ai toujours aimé en vous, madame, parmi plusieurs autres genres de mérite, c’est que vous n’êtes point charlatane. » Antoine Furetière en 1690 qui propose dans son Dictionnaire universel la définition au masculin et au féminin de ce terme. Le grammairien et lexicographe Pierre Richelet (1626-1698) dans son dictionnaire : « Les marchandes du Palais sont des charlatanes ». Joris-Karl Huysmans dans son hagiographie Sainte Lydwine de Schiedam : «… rares furent ceux qui ne la crurent ni charlatane, ni sorcière, mais qui comprirent ce qu’elle était en réalité, un être victimal, broyé dans le mortier de Dieu, une lamentable effigie de l’Église souffrante. » Jean Bernier dans l’Anti-menagiana (« où l’on cherche ces bons mots, cette morale, ces pensées judicieuses » 1693) page 230 : « … ces charlatanes nouvellement arrivées à Paris… ».

   Le terme charlatan est emprunté à l’italien ciarlatano, de même signification, issu du croisement de deux mots italiens : cerretano, désignant un habitant du village de Cerreto di Spoleto dans lequel autrefois étaient vendues diverses drogues sur les places publiques, et ciarlare signifiant bavarder, jaser. Le mot charlatan a désigné d’abord des marchands ambulants, des bonimenteurs tout simplement, qui savaient donner de la voix pour vendre leurs produits en plein air et attirer les foules grâce à une bonne mise en scène. Ils vendaient alors, dès le XVIe siècle, des onguents, herbes, potions magiques, élixirs, remèdes et accessoires divers essentiellement de nature médicinale. Les arracheurs de dents opéraient également sur la place publique, inutile d’en préciser les conditions d’hygiène de l’époque, et pas d’anesthésie bien évidemment ! Le mot charlatan désigna ensuite un imposteur exploitant la crédulité d’autrui par un grand étalage de mots  afin de vendre des produits et services nettement plus douteux que ceux du crieur de marché d’origine.

Le mot charlatan a donné naissance à quelques autres mots comme charlatanerie et charlatanisme désignant la façon d’agir, le comportement du charlatan. Nous pouvons remarquer qu’il existe toujours des charlatans au XXIe siècle, quel que soit ce dont ils font la promotion…

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Infecter et infester, voici deux mots à ne pas confondre

Les verbes infecter et infester sont des paronymes, à savoir des mots qui se ressemblent fortement par leur orthographe et leur prononciation mais avec des sens différents, et effectivement il vaut mieux éviter de les confondre, voici quelques explications.

Le verbe infecter vient du latin inficere, signifiant mettre dedans. Le terme désigna au Moyen Âge le fait de souiller une rivière, puis désigna le fait de transmettre, communiquer l’infection à quelqu’un ou à quelque chose puis le fait d’empester par une odeur infecte (les références exactes et complètes sont faciles à trouver pour ceux qui viendraient à les chercher). Chez les teinturiers, infecter signifie plonger dans un bain, imprégner, teindre (Académie française). Enfin, à l’heure actuelle, infecter signifie corrompre, contaminer par des germes pathogènes. Le nom commun (féminin) qui y correspond est infection. On parlera d’infection cutanée par exemple ou d’infection par une maladie, la dernière en date la plus connue étant la Covid-19 que tout le monde connaît.

Le verbe infester vient quant à lui du latin infestare qui signifie harceler, ravager. Il s’emploie dans un cadre lié aux plantes subissant l’attaque massive d’animaux dits nuisibles (souvent des insectes) notamment pour les cultures. Exemple : les champs ont été infestés de criquets. Le terme infester signifie en ce cas foisonner et envahir. Quand il s’agit de parasites, le terme est utilisé en médecine pour désigner une infestation de l’organisme notamment par ces derniers.

Attention, dans le cas du verbe infecter, on trouve la notion de contamination, absente dans le cas du verbe infester. Cela n’empêche pas qu’une infestation puisse provoquer ensuite une infection si elle n’est pas suffisamment bien éradiquée, notamment en ce qui concerne le domaine de la santé (par exemple les staphylocoques ou autres agents infectieux). Infester peut donc amener à infecter mais pas l’inverse.

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Prédiction, prévision et prophétie, les différences

Prédiction, prévision, prophétie, des termes dont les sens se rapprochent, voici quelques explications qui permettront de s’y retrouver afin de les employer à bon escient.

Le nom féminin prédiction vient du latin praedictio qui désigne l’action de prédire, énonciation préalable, issu du verbe praedicere signifiant quant à lui dire à l’avance, prédire, fixer à l’avance, de prae = avant, et dicere = dire. La signification en est claire, à savoir qu’une prédiction désigne le fait de dire à l’avance. Mais alors, la prévision et la prophétie aussi, me direz-vous ! Pas tout à fait, il existe des nuances que nous allons détailler quelque peu. Mais avant cela, regardons de plus près l’étymologie des deux autres termes.

Le nom féminin prévision, paronyme de prédiction, vient du latin praevisum, visum = vision, donc voir avant, et non pas dire avant. On parlera par exemple de prévisions météorologiques, plus que de prédictions. Les prévisions s’appuient sur des études concrètes, il s’agit d’opinions fondées sur des raisonnements, des calculs, mais qui n’assurent en rien pour autant que ce qui est prévu se produira réellement, en raison de divers paramètres qui viendront contredire ces mêmes prévisions. Il s’agit en fait de fortes probabilités, dirons-nous. On parlera aussi par exemple de prévision budgétaire, de prévision économique.  

Le nom féminin prophétie, quant à lui, est issu du latin prophetia emprunté au grec ancien prophēteía (maxime, précepte, sentence). Il s’agit là de prédictions de choses futures mais d’inspiration dite divine, comme par exemple les célèbres prophéties de Nostradamus. Les prophéties sont également des recueils de prédictions de prophètes comme par exemple les prophéties d’Isaïe et sont généralement utilisées dans le domaine religieux ou mythologique et désignent des phénomènes importants comme le décès d’un chef d’État, une guerre, la fin d’un monde, etc. Le nom masculin prophète lui-même vient du latin propheta (qui dit publiquement, qui révèle), à l’origine de professer, professeur.

Revenons à la prédiction, qui n’implique pas obligatoirement que ce qui est prédit arrivera, il s’agit dans le principe d’une possibilité mais pas toujours non plus selon le type de prédiction. Par exemple, les voyants et astrologues font des prédictions sur la base de leurs connaissances ésotériques, de supports divers (cartes, oracles, etc.), de leurs inspirations et capacités au niveau sciences divinatoires, de leurs connexions avec des mondes parallèles invisibles au commun des mortels, dirons-nous pour résumer. Les prédictions annoncent également des événements futurs grâce à la connaissance que l’on peut avoir de leurs causes, comme par exemple les éclipses solaires et lunaires. Dans le cas présent, la prédiction annonce un événement certain, qui va avoir lieu à coup sûr, fondé sur une étude d’ordre scientifique.

En conclusion, ces trois termes, à savoir prédiction, prévision et prophétie, sont bien liés à l’annonce d’un phénomène ou événement à venir, mais s’utilisent dans des contextes différents et adaptés à leurs caractéristiques particulières. Par exemple, toute prédiction n’est pas prophétie mais toute prophétie est liée à une prédiction.     

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Stratégie et technique de l’édredon

Vous avez peut-être entendu parler dernièrement de la stratégie de l’édredon parmi les informations nationales françaises, mais que signifie cette expression ? Il s’agit en fait tout simplement de l’art de l’esquive. En quoi consiste-t-il ? Il consiste à réinterpréter la critique afin de la relativiser ou même de l’ignorer carrément. Il s’agit en fait de ne pas donner suite aux attaques.

Un exemple, on vous demande si vous roulez vite, vous répondez positivement. On vous demande ensuite si vous roulez trop vite, vous répondez à votre interlocuteur : « C’est votre façon de voir, cela vous appartient. »

En réalité, il s’agit là d’une technique, appelée la technique de l’édredon, mais pourquoi l’édredon ? Tout le monde sait ce qu’est un édredon, c’est un couvre-pied rempli de duvet, vous voyez le rapport ? Par analogie, il s’agit d’utiliser un moyen doux pour prendre acte de ce qui vous est potentiellement voire insidieusement reproché sans toutefois émettre d’avis personnel mais tout en gardant habilement sa position, tout est affaire de communication. Cela permet souvent aux politiciens de recadrer un débat sur le sujet prévu en évacuant un autre sujet jugé non essentiel.

Côté étymologie, le nom masculin édredon est emprunté au danois ederdun = duvet d’eider, qui est un canard maritime nordique migrateur.

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Odynophagie et Covid-19 symptôme variant Omicron

Odynophagie est un mot que vous avez peut-être entendu ces derniers temps parce qu’il désigne un blocage que l’on peut ressentir au passage des aliments dans les voies digestives supérieures, notamment le pharynx, qui relie la bouche à l’œsophage, autrement dit un mal de gorge particulier quand on déglutit. Ah, un mal de gorge ? Oui mais pas n’importe lequel, car selon certains médecins, d’après une étude réalisée à Stockholm en Suède par le Pr Krzysztof Piersiala et son équipe, et publiée le 15 février 2022, il constituerait un nouveau symptôme de la Covid-19 lié au variant Omicron, et touchant principalement les personnes vaccinées et les jeunes patients.

Côté étymologie, le nom féminin odynophagie provient de la combinaison de deux termes grecs, odunê = douleur, et phagein = du sens avaler, manger.

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Effet placebo et effet nocebo

L’effet placebo, généralement tout le monde connaît, c’est un terme très utilisé depuis longtemps. Il s’agit d’observer une amélioration des symptômes d’un patient après lui avoir donné un traitement sans principe actif, constitué de substance inerte comme par exemple du sucre ou de l’amidon, mais dont la présentation est la même que le traitement réel actif (même gélule, même comprimé…), tout en lui ayant fait croire qu’il y en avait, et là bien sûr, vous l’aurez compris, se situe l’astuce. Le cerveau du patient est trompé en quelque sorte par la croyance induite, l’effet est donc un effet psycho-physiologique dit positif puisqu’il aboutit à une amélioration de son état, c’est l’effet placebo.

Côté étymologique, placebo vient du latin placebo = je plairai, de placeo = je plais. Eh oui, c’est effectivement un effet agréable, tout s’explique ! Le terme placebo apparaît notamment déjà au Moyen Âge au Ve siècle dans une traduction biblique du latin : « Placebo Domino » = « Je plairai au Seigneur ». De même, dans la liturgie catholique au XIIIe siècle, il est fait référence à ce terme de placebo concernant les pleureuses et pleureurs recrutés pour chanter le psaume 116 à l’office des morts (vêpres des morts), et ceux-ci étaient surnommés « placebo » par dérision. L’expression « chanter un placebo », ou « aller à placebo » en découla ensuite. Il en existe de multiples exemples au fil du temps que je ne détaillerai pas ici, généralement dans un contexte religieux. Le sens médical n’arriva qu’à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre (1785 Mot herby’s New Medical Dictionary), le placebo étant ainsi défini comme une « méthode banale de remède ».  

L’effet nocebo est moins connu, mais récemment revenu au goût du jour à propos des vaccins anti-Covid. Quelle différence avec l’effet placebo ? Son étymologie est très claire, nocebo vient du latin nocebo = je nuirai, du verbe nocere = nuire. Le terme est lui-même récent puisqu’il fut introduit en 1961 par le médecin américain Walter Kennedy, qui avait remarqué lors de ses expériences avec ses patients que même l’effet placebo pouvait se transformer en effet nocebo, certains de ses patients aggravant d’eux-mêmes leurs symptômes par le simple fait qu’ils jugeaient que leur état allait empirer. De même, il avait remarqué que le fait d’administrer une substance sans rien en dire provoquait dans certains cas de l’angoisse chez ses patients (on n’aime pas ne pas savoir) d’où risque là aussi d’effet nocebo. Alors il s’agit d’administrer à un patient une substance (supposée) inoffensive mais qui produit un effet secondaire négatif somatique sur lui, causé psychologiquement, alter-ego néfaste de l’effet placebo, du fait que le patient pense que cela va lui faire du mal (influencé par des suggestions verbales et/ou d’exemples de cas de réaction négative à la substance…).

Sujet délicat, je le conçois, pour lequel je me contente volontairement ici, puisque c’est le thème de mon blog, de m’en tenir aux définitions et explications des différents termes afin d’y apporter éclairage au niveau de la langue française et de la culture d’un point de vue général. L’effet nocebo concerne potentiellement tout médicament ou produit quel qu’il soit. Un exemple simple, on vous convainc que si vous prenez telle substance, vous avez des risques d’avoir des maux de tête comme effet secondaire, malgré l’intérêt que vous portez à la substance pour d’autres raisons, quant à elles positives qui vous poussent à la prendre et supérieures à vos yeux aux éventuels effets négatifs, eh bien si vous développez l’effet nocebo, vous aurez des maux de tête alors que si on ne vous avait rien dit avant, vous n’en auriez pas eus. Bon, cela n’empêche pas que certaines personnes peuvent effectivement avoir des maux de tête avec ce produit, réellement, alors qu’on ne leur avait rien dit, ce qui vous a été rapporté, ce qui n’est donc pas systématique comme tout principe d’effet secondaire, mais vous, vous êtes persuadé que vous allez avoir mal à la tête, de ce fait une réaction psychosomatique se produit et vous avez réellement mal à la tête. Un autre exemple typique : vous avez déjeuné puis quelqu’un vient vous dire ensuite qu’en fait, vous avez ingurgité une nourriture avariée même si ce n’est pas vrai mais votre cerveau pense que c’est vrai car vous avez confiance en la personne qui vous l’a dit, elle a été assez convaincante, eh bien vous avez tous les risques d’avoir le ventre retourné rien qu’à l’idée !

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Allégorie de la caverne et actualité

Dans l’œuvre « La République » du philosophe Platon (IV e siècle av. J.-C.), se trouve le texte qui nous intéresse présentement, à savoir « L’allégorie de la caverne ». Mais en quoi un document si ancien peut-il avoir rapport avec notre époque actuelle, et notamment la crise mondiale liée à la pandémie de Covid-19 qui chamboule soudainement les habitudes acquises depuis toujours par des milliards de gens ? Pour commencer, rappelons la substance de cette fameuse allégorie, de quoi s’agit-il ?

L’histoire se passe dans une demeure souterraine où des hommes sont prisonniers depuis toujours. On ne sait pas qui c’est, Platon ne le précise pas. Ils sont attachés face au mur par les jambes et la nuque, ils ne peuvent pas tourner la tête mais ils ont les mains libres, détail important, ce qui leur permet potentiellement de voter sachant qu’à l’époque de la Grèce antique, on votait en levant la main. De même au sens figuré, on peut supposer qu’ils avaient, du moins officiellement, les mains libres, donc la liberté de penser, de choisir. Mais la question se pose alors de savoir dans quelles conditions cette liberté pouvait-elle s’exercer ? Nous approchons là d’une notion fondamentale, celle du conditionnement mental de ces hommes et le rapport avec notre époque contemporaine sera vite établi.

Alors ces hommes enfermés dans la caverne, que leur arrive-t-il ? Eh bien ils sont tout simplement divertis par d’autres hommes, sortes de montreurs de marionnettes qui agitent pour eux des objets fabriqués. Ils ne voient que cela, rien d’autre que ce qui leur est montré, vivant dans un monde d’illusions. Ils perçoivent également l’écho des voix de leurs geôliers contre la paroi de la grotte, leur faisant croire que ce sont les ombres qui parlent. Ils ne voient pas le monde extérieur, ils sont totalement isolés, à l’image de ceux qui de nos jours n’écouteraient qu’une seule source d’information pour se faire une idée du monde qui les entoure, s’en trouvant de ce fait à la merci au grand risque de se faire éventuellement manipuler. Rappelons également qu’ils tournent le dos à l’entrée de la caverne, n’ayant pour seul horizon que le mur du fond sur lequel ils voient, grâce à un feu allumé derrière eux et par un faible rai de lumière extérieure, leurs propres ombres et celles projetées par les objets agités par les autres hommes derrière eux assez loin.

Sans accès direct à la lumière extérieure, ils n’ont donc à leur disposition que la connaissance potentiellement liée à ce qui leur est montré. Leur seule réalité, ou plus précisément leur seule conscience de la réalité, ce sont ces ombres. Ainsi, le risque pour ces prisonniers n’est-il pas de prendre pour vraies des choses qui ne le sont pas ? En effet, une ombre n’est pas la chose elle-même, c’en est une image déformée notamment par d’infinis et possibles jeux de lumière mais les prisonniers de l’allégorie l’ignorent.

Platon dans son allégorie propose, par l’intermédiaire du discours de son personnage Socrate, que l’on détache l’un de ces prisonniers et qu’on l’amène à la surface. Que se passe-t-il ? Soudainement face à la lumière, il en est ébloui, expérience pénible pour les yeux, ce qui l’empêche au départ de distinguer les vrais objets dont jusqu’ici il voyait parfaitement les ombres. L’homme en question a du mal à sortir du conditionnement dans lequel il avait été enfermé, un ordre établi qu’il n’avait jamais pensé à remettre en question, persuadé que ces ombres qu’il voyait constituaient la réalité, la vérité. Peu à peu, il s’y habitue cependant et commence à comprendre que ce qu’il voyait en captivité n’était qu’illusion. Il voit les vrais objets dont jusque là, il ne distinguait que les ombres. Il accède ainsi à la connaissance de la vérité, découvrant qu’il s’était trompé jusqu’à cette découverte.

Il comprend que s’il retourne dans la caverne instruire ses anciens compagnons toujours sous conditionnement, ceux-ci penseront que sa vue s’est dégradée car étant désormais habitué à la lumière, tout comme nous lorsque nous arrivons soudainement dans un endroit sombre, il aurait du mal à distinguer les ombres dansantes. Le résultat est que les prisonniers, toujours victimes de leurs préjugés, penseront qu’il ne faut surtout pas sortir de la caverne, que c’est trop dangereux pour la vue, préférant continuer de regarder les ombres familières, connues, rassurantes quelque part. L’ancien prisonnier décide donc pour se protéger de ne pas retourner dans la caverne, comprenant qu’il y serait très mal accueilli, pris pour un fou et rejeté par ses anciens compagnons dont il a cependant pitié, s’il leur expliquait ce qu’il avait découvert. Cette allégorie du déni de la réalité met en évidence la résistance au changement, la difficulté des humains à modifier leurs propres conceptions du monde, idées reçues et préjugés créés par l’habitude et au niveau de la Cité, par le pouvoir en place.  

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Pause culture et langue française – 16 – Terreau et compost la différence

Terreau ou compost ? Explication en vidéo de la différence entre ces deux termes liés au jardinage, qu’il ne faut pas confondre.

Terreau et compost la différence
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Pause culture et langue française – 15 – Terrine et pâté différence

Terrine et pâté, voici deux termes couramment utilisés mais en connaissez-vous la différence ? Explications en vidéo dans le quinzième volet de “La pause culture et langue française” de Corinne Duval.

Pâté et terrine la différence
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Pause culture et langue française – 14 – Goûteux et goûtu

Entre les adjectifs goûteux et goûtu, lequel choisir ? Les deux existent bien, ils sont synonymes mais il y a une différence, expliquée en vidéo.

Goûteux et goûtu la différence
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