Avoir du toupet

Le toupet est une touffe de cheveux sur le haut du crâne, le mot vient du francique top (= haut). Avoir du toupet, c’est être effronté, avoir de l’audace, de l’aplomb. Mais quel rapport avec les cheveux ? Voici l’histoire ! Il faut remonter pour cela aux XVIe et XVIIe siècles en Italie. Les hauts dignitaires, lorsqu’ils souhaitaient se débarrasser de personnes qui les gênaient dans leurs affaires (souvent des concurrents), faisaient appel à des tueurs à gage appelés bravi. Ces bravi, bien que très protégés par leurs riches donneurs d’ordres, ne craignaient pas la Justice de ce fait. Ils avaient cependant pour habitude, au moment de commettre leurs méfaits, de cacher leur visage sous une grosse tresse de cheveux, le fameux toupet, afin d’éviter d’être reconnus. Ils tuaient de sang-froid contre de l’argent. De là est née l’expression avoir du toupet, qui a pris un sens figuré évidemment, pour désigner une attitude audacieuse !

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Illusion d’optique et illusion visuelle

Les illusions d’optique renvoient à l’œil une vision altérée (fausse) de la réalité. Elles provoquent des erreurs de perception tant de la forme que de la couleur, des dimensions voire du mouvement d’objets ou scènes. Un certain nombre d’informations qui arrivent à notre cerveau sont contradictoires et de ce fait, celui-ci ne parvient  pas à les interpréter correctement. Exemples : les ‘ images impossibles ‘et les vraies figures géométriques apparaissant déformées. Une constante : il s’agit chaque fois d’interprétation personnelle, deux personnes ne verront pas forcément la même chose, sans avoir tort pour autant !

Les illusions visuelles sont plutôt liées au principe de perspective, comme dans un tableau où l’on représente des arbres lointains plus petits que des arbres proches, les lignes fuyantes d’un chemin qui se rapprochent vers le haut alors que ce qui est représenté est plat et horizontal. C’est un jeu avec les dimensions (2 et même 3 d’ailleurs pour la sculpture). Les prestidigitateurs utilisent également le principe d’illusion visuelle, par exemple en nous faisant croire qu’ils ont passé un objet d’une main à l’autre alors qu’en fait, l’objet est resté dans la première main. Ils créent dans notre cerveau une illusion visuelle, par leur grande dextérité et la rapidité du geste : on croit voir une action, qui ne correspond pas avec l’action réelle effectuée. Dans tous les cas, notre cerveau est trompé !

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Vaccin origine du mot

Un vaccin, tout le monde sait ce que c’est, mais l’origine du mot, la connaissez-vous ? Eh bien ce mot (XIVe siècle) est issu du latin vaccinus, de vacca qui veut dire vache, oui oui ! L’histoire commence en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, avec le Docteur Edward Jenner. Les vaches souffraient d’une forme de variole appelée variola vaccina (variole de la vache) ou vaccine. La maladie se transmettait à l’homme mais la variole humaine sévissait aussi dans le pays, faisant bien plus de ravages. Alerté par le nombre impressionnant de malades atteints de variole et complètement défigurés, le médecin chercha un moyen pour empêcher la propagation de cette maladie. Or, il avait été remarqué que les gens travaillant dans les laiteries, donc au contact des vaches, ne l’attrapaient visiblement pas. Un dicton affirmait d’ailleurs : ‘ Si tu veux une femme qui n’aura jamais de cicatrice au visage, épouse une laitière ! ‘ Le médecin fit la relation entre la vaccine (variole des vaches) et la protection qu’elle apportait aux personnes au contact des vaches. Edward Jenner mit sa découverte en pratique en 1796, inoculant du pus infecté puis le virus à un petit garçon, qui n’attrapa pas la maladie, immunisé comme l’espérait le docteur. Le principe du vaccin était trouvé ! Cependant, la vaccination contre une autre maladie, la variole, existait en Chine dès le XVIe siècle (variolisation) sans porter le nom de vaccin. Le principe d’action de la vaccination fut ensuite expliqué par Louis Pasteur et ses collaborateurs.
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Vicaire ou viquaire ?

Comment doit-on écrire ce nom ? Vicaire ou viquaire ? Réponse : vicaire, avec un c. À l’époque des Carolingiens, c’était un officier chargé de rendre la justice, sa juridiction étant appelée vicairie ou viguerie. Au XIIe siècle, le ‘ viqueire ‘ était le ‘ gouverneur à la tête d’une subdivision de diocèse ou de province ‘ (dict.étym.). Ce n’est qu’au XIVe siècle qu’apparut le vicaire au sens actuel (du latin vicarius), désignant alors le remplaçant, le suppléant. En effet, le vicaire est un prêtre auxiliaire(adjoint) nommé par l’évêque et dont le rôle est d’assister le curé d’une paroisse catholique. Le vicaire peut dépendre aussi d’un diocèse (au-dessus de la paroisse). Sous l’Ancien Régime, il incombait au curé de choisir son vicaire, avec l’approbation obligatoire de l’évêque. À retenir ceci au passage : tous les curés sont prêtres mais tous les prêtres ne sont pas curés.

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Branle-bas de combat

En termes de marine, le branle-bas de combat désigne la préparation d’un navire de guerre avant de combattre, et au sens figuré (depuis le XIXe siècle), il désigne toute préparation, agitation désorganisée, remue-ménage qui précède une action d’envergure, un départ. Exemple : nous partons en vacances dans une heure mais la voiture n’est pas encore complètement chargée, c’est le branle-bas de combat dans la maisonnée. Le nom (invariable) branle-bas vient de l’ancien français branle = hamac + bas. En effet, les branles étaient des hamacs au XVIIe siècle, dans les navires de guerre, servant de lits aux marins. Le branle-bas était un signal émis sur le navire pour faire lever les matelots. À ce signal, ils devaient décrocher leur hamac (le mettre bas) puis laver le bateau. Le branle-bas de combat était également un signal, mais seulement émis en cas d’attaque (donc relativement souvent !). Les matelots devaient là aussi décrocher très vite leurs branles (hamacs) afin de faire de la place pour la bataille prévue. Tout ceci se faisait le plus rapidement possible, dans l’agitation générale.

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Sceptique ou septique ?

Les adjectifs sceptique et septique existent bien, mais n’ont pas la même signification ! Sceptique = qui doute. Exemple : il essaie de lui faire croire qu’il a fait le tour du monde, elle est sceptique (= elle n’y croit pas trop). Septique = qui produit l’infection, porteur de germes. Exemple : il faut vider la fosse septique, car elle est pleine. Astuce pour se souvenir de l’orthographe : remplacer par PEU CONVAINCU. Si le remplacement est possible, il s’agit dans ce cas de l’écriture SCEPTIQUE.

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Etre forclos

L’adjectif forclos (forclose au féminin) désigne, en termes de droit, le fait d’avoir laissé prescrire son droit (vient du verbe forclore). Le nom féminin forclusion (de fors = hors de, et de clore = fermer) est apparu au milieu du XVe siècle (dict. étym.) et désigne une sanction civile. Forclore, c’est exclure de faire quelque acte ou production en justice, pour la raison que le temps en est passé. Un plaignant ou un requérant forclos n’a pas agi dans les limites de temps prévues, et ne peut donc plus se retourner, comme par exemple faire appel ou se pourvoir en cassation suite à une décision de justice qu’il souhaite contester. Être forclos, c’est aussi être enfermé à l’extérieur, eh oui, façon de parler, c’est bizarre mais cela arrive si vous avez oublié les clefs de votre maison par exemple.

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Hoverboard ou flyboard

C’est l’été, au bord de la mer (ou plan d’eau) peut-être avez-vous eu l’occasion d’apercevoir des personnes qui semblaient voler au-dessus de l’eau, vous n’avez pas rêvé ! C’est la version aquatique du fameux flyboard du film Retour vers le futur (skateboard aérien – ou planche volante – qui au départ n’était pas prévu pour fonctionner sur l’eau), grâce à un tuyau de 18 mètres de long (comme la fourmi du célèbre poème de Robert Desnos, oui !…) relié à un jet-ski. La puissance de l’eau à travers cet appareil permet de se propulser à plusieurs mètres tant dans les airs – jusqu’à une douzaine de mètres maximum – que sous l’eau. La technique ? Une planche agrémentée de deux buses dirigées vers l’arrière et reliée directement à la turbine d’un jet-ski (ou un autre moteur), redirigeant la pression d’eau vers la planche. Un flotteur assure un peu la sécurité mais cela reste un sport extrême, à pratiquer avec beaucoup de précautions !

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Tour de main ou tournemain ?

La locution adverbiale en un tournemain (écrite aussi tourne-main autrefois) signifie faire quelque chose très rapidement, à savoir en un tour de main. Tournemain est la forme vieillie de tour de main. L’expression est apparue vers 1640, évoquant clairement : dans le temps qu’il faut pour tourner la main (tourne – main). Attention, avoir le tour de main désigne la dextérité, l’adresse, le savoir-faire ! Par exemple : cet illusionniste a un sacré tour de main, il a fait disparaître l’oiseau en un tournemain/en un tour de main sous son foulard et on n’y a vu que du feu ! Ce potier est un artiste, quel tour de main il a pour créer ses œuvres ! Concernant l’origine historique, l’expression en un tournemain est apparue au milieu du XVIe siècle et fut remplacée par en un tour de main au milieu du XVIIe siècle. Mieux vaut utiliser en un tour de main, l’usage de tournemain étant devenu un peu désuet, à part dans le domaine littéraire selon le contexte stylistique.

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Rayures sur la marinière : origine

La marinière, très en vogue de nos jours, est un vêtement chaud à l’origine porté par les marins, d’où son nom ! Elle est reconnaissable à ses célèbres rayures horizontales. Mais quelle en est, ou plutôt quelles en sont les origines ? Il en existe plusieurs. Parlons des vêtements à rayures : au Moyen Âge, ils étaient réservés aux bagnards, prisonniers, saltimbanques, prostituées et toute autre personne éloignée des codes sociaux établis. Ce fut une manière de les reconnaître, pendant très longtemps. Même au XXe siècle, les déportés de la Deuxième Guerre mondiale portaient des vêtements à rayures. Les simples matelots portaient également des vêtements rayés, permettant de les différencier des officiers : les marinières (M. Pastoureau l’explique en détails dans son livre l’Étoffe du diable). Une autre explication : les matelots étaient ainsi plus visibles s’ils tombaient à l’eau ou lors de manœuvres complexes. Enfin, une troisième explication serait  liée aux contraintes du tissage par métiers mécaniques circulaires, très longtemps utilisés par la bonneterie en Europe. Quant à la couleur blanche alternée avec la couleur bleue, elle pourrait être liée par économie au prix très élevé de la teinture indigo. En alternant le bleu et le blanc, le vêtement, très long au départ (il descendait jusqu’à mi-cuisse) était plus abordable financièrement.

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