Polyglotte et hyperpolyglotte

Une personne bilingue parle spécifiquement et couramment 2 langues (bi = deux) et si elle est trilingue, elle maîtrise 3 langues (quadrilingue = 4 langues, quintilingue = 5 langues, sextilingue = 6 langues, septilingue =7 langues, octolingue = 8 langues, nonalingue = 9 langues, décalingue = 10 langues…). Une personne polyglotte (adjectif) ou une polyglotte (nom) maîtrise plusieurs langues et à partir de 6, c’est une hyperpolyglotte. Le mot polyglotte vient du grec polus = nombreux et glôtta = langue. Parmi les hyperpolyglottes célèbres, citons le pape Jean-Paul II (10 langues) et le chanteur Georges Moustaki (8 langues).

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Dénudé ou dénué ?

Voilà deux adjectifs souvent confondus : dénudé et dénué. Dénudé correspond au verbe dénuder et signifie ‘ qui a été mis à nu, dépouillé ‘. Astuce : son emploi est réservé à des noms concrets. Par exemple, on peut dénuder des épaules, des fils électriques. L’adjectif dénué quant à lui, se rapporte au verbe dénuerDénué signifie : ‘ qui manque de…, qui est dépourvu de… ‘, et on ne peut pas l’employer seul ! Il est systématiquement suivi d’un complément introduit par de. Par exemple : cette conférence est complètement dénuée (= dépourvue) d’intérêt. Dans cet exemple, nous constatons que le nom intérêt ne représente pas une chose concrète, c’est une idée, une notion abstraite. De même dans cet exemple : être dénué de charme (on ne peut pas toucher le charme, c’est une idée, une abstraction, pas une matière).

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Différence entre adhérence et adhésion

Les noms féminins adhérence et adhésion sont souvent confondus parce que le verbe qui leur correspond est le même, à savoir adhérer ! Les sens de ces noms diffèrent cependant quelque peu comme nous allons le constater. L’adhérence désigne l’état d’une chose qui tient à une autre par contact étroit, comme par exemple l’adhérence d’un pneu sur la route ou d’un ski sur la neige. L’adhésion quant à elle désigne l’approbation réfléchie, l’action de souscrire à une idée ou une doctrine, comme par exemple l’adhésion à une association ou à un parti politique. Attention, le mot adhérent, lorsqu’on l’utilise comme adjectif (exemples : un pneu adhérent, une colle très adhérente), correspond à l’adhérence au sens ‘ qui tient fortement à autre chose ‘. Quand on l’utilise comme nom, il correspond à adhésion, désignant une personne qui s’inscrit à un parti ou à une association (exemple : l’association a réuni tous ses adhérents à l’occasion de l’assemblée générale).

 

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Origine du blue jeans

Le blue jeans (ou blue jean), tout le monde connaît, mais sa véritable histoire, qu’en savons-nous ? Il vient non pas des États-Unis comme beaucoup le pensent mais de France, de Nîmes plus précisément ! Au XVIe siècle déjà, on y fabriquait la ‘ toile denim ‘ (tissu de coton sergé – à côtes obliques) qui servira plus tard à fabriquer les célèbres jeans. En 1853, à l’époque de la ruée vers l’or, Levi Strauss (homme d’affaires américain d’origine bavaroise, de son vrai nom Loeb Strauss – pour la petite histoire il a changé son prénom en 1850) a l’idée de fabriquer un pantalon dans la toile de ses tentes, de manière à proposer aux conquérants de l’Ouest des vêtements de travail solides. Quelques années plus tard, vers 1860, il continue de fabriquer des pantalons mais remplace la toile de tente par le coton de Nîmes, à savoir la toile denim, tout aussi solide, colorée en bleu dans des bains d’indigo. Cela marque la naissance des premiers blue jeans ! Le 501 fera quant à lui son apparition sur le marché en 1890. En 1933, dans le cadre du New Deal (= ‘ nouvelle donne ‘ en français – le New Deal est la politique interventionniste du Président Franklin Delano Roosevelt destinée à lutter contre les effets de la Grande Dépression aux États-Unis), des dizaines de milliers de salopettes en denim seront distribuées aux déshérités. Vers 1935,  le jeans deviendra populaire chez les étudiants et les artistes et débarquera en Europe en 1945 avec les GI’s à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale. Peu de temps après, le jeans sera associé au blouson noir et à la Harley, devenant ainsi le symbole de la révolte des jeunes, puis un code vestimentaire chez les hippies des années 70. Depuis 1986, il est réapparu comme faisant partie intégrante des vêtements à la mode.

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A marquer d’une pierre blanche

Lorsque l’on souhaite se souvenir d’un événement que l’on considère important, on dit qu’on le marque d’une pierre blanche. Mais pourquoi ? D’où vient cette expression ? Il faut remonter à l’époque napoléonienne pour en trouver l’origine. Les conscrits y étaient recrutés soit volontairement soit par tirage au sort dans les villages. Les futurs soldats devaient plonger la main dans un sac de cailloux blancs et noirs. Quand ils tiraient une pierre noire c’était l’enrôlement ou payer un homme moins riche qu’eux pour les remplacer, s’ils tiraient une pierre blanche ils étaient exemptés de service militaire. Cette pierre blanche leur évitait ainsi la mort au combat, vu le nombre important de pertes à cette époque.

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Rendre son tablier

Quand on en a assez d’une situation, on rend son tablier ! Cette expression signifie qu’on arrête une mission, qu’on démissionne d’un poste, qu’on refuse d’obéir aux ordres et qu’on s’en va. Il faut remonter au XIXe siècle pour trouver l’origine de cette locution, à l’époque où les employés de maison mettaient des tabliers. Quand les conditions de travail devenaient insupportables et qu’ils décidaient de quitter leur employeur (maître de maison), ils retiraient leur tablier et le lui rendaient. De nos jours, le sens exprime surtout la démission. On retrouve cette expression notamment aussi en Tunisie où l’on ‘ accroche ses chaussures ‘, expression transcrite par iaalak essabat, faisant allusion à l’homme de courses qui, au moment où il voulait arrêter de les faire, accrochait ses chaussures symboliquement pour montrer qu’il ne voulait plus sortir.

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Caoutchouc origine

Le mot caoutchouc est apparu au début du XVIIIe siècle, c’est au départ un mot d’une langue indigène équatorienne : ca-o-chu, ce qui signifie ‘ bois qui pleure ‘, en rapport avec le fait de saigner les troncs pour extraire la sève des arbres. Le caoutchouc provient du latex issu de plantes comme l’hévéa et le guayule (plante d’origine mexicaine). Les Amérindiens utilisent le caoutchouc pour confectionner des objets courants, qu’ils fabriquent par moulage sur argile comme des balles, des toiles enduites, des torches rendues ensuite étanches par passage à la fumée. Le caoutchouc est également utilisé comme médicament par les Amérindiens, qui l’associent aux mythes de la création et à la course du monde, notamment par interprétation du  juego de pelota (= jeu de balle précolombien) où la balle en caoutchouc est censée mimer la course du Soleil, ce qui pour eux confère à cette matière un caractère sacré.
Les Conquistadors en ont ramené des échantillons en Europe, qui furent relégués dans les cabinets de curiosités, faute d’applications dans nos contrées à cette époque. C’est seulement en 1770 que le chimiste anglais Joseph Priestley découvrit que l’on pouvait effacer de l’encre avec du caoutchouc. Cette découverte fut à l’origine des premières gommes. Un peu plus tard, l’industriel britannique Samuel Peal breveta une méthode qui permettait d’imperméabiliser les tissus en mélangeant le caoutchouc à de l’essence de térébenthine. En 1842, Charles Goodyear (chimiste américain) découvre la vulcanisation, procédé qui stabilise le caoutchouc et lui permet de mieux résister aux écarts de température. Cela mènera notamment à la fabrication des pneus.
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Coup de galerne

La galerne (ou vent de galerne) est un vent froid et humide de nord-ouest (noroît) qui souffle en rafale sur l’ouest de la France mais pas seulement : Anjou, Touraine, Berry, Deux-Sèvres, Vendée, Pays basque (où il est nommé enbata), Quercy, Brie, Morvan et Bretagne (où il est nommé gwalarn) ainsi que sur la mer Cantabrique et ses côtes (sud du Golfe de Gascogne), essentiellement au printemps et en automne. Le ‘ coup de galerne ‘ est caractérisé par un changement brutal de la direction du vent avec une descente rapide des températures jusqu’à 12 °C en 20 min ainsi que de très forts vents pouvant atteindre les 100 km/h, associés à une rapide descente de la pression atmosphérique et de fortes pluies courtes et une brume épaisse et soudaine. Le contraste thermique est très important, surtout pendant la période estivale. Le mot galerne a plusieurs origines : du latin populaire galerna d’origine probablement celtique (dict.étym.), du gaulois galare = geler (+ suffixe latin -erna), du breton gwalern (+ suffixe celtique -ern) de l’ancien anglais Walas (Pays de Galles). En breton, ar gwalarn désigne le vent mais également la direction gwalarn-sterenn = nord-nord-ouest. Dans le pays basque (San Sebastian), on utilise le terme de galerna = coup de vent, galerne, de l’espagnol. Dans la région d’Hendaye, on le nomme enbata = vent de mer, galerne, de l’espagnol embate = vent de mer de modéré à fort. Vers Saint-Jean de Luz, on parle plutôt de brouillarta =galerne.

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Orchidée étymologie

Les orchidées (ou orchidacées – Orchidaceae), forment la famille des plantes monocotylédones (dont la plantule ne présente qu’un seul cotylédon – feuille primordiale constitutive de la graine – sur l’embryon). Mais savez-vous d’où vient le mot orchidée ? Il est issu du grec orchis, qui veut dire testicule. En effet, c’est Théophraste (philosophe grec du IIIe siècle av. J.-C.) qui a donné ce nom à la plante, par rapport à la forme des tubercules souterrains d’orchidées terrestres poussant dans les régions tempérées. Il existe plus de vingt-cinq mille espèces de cette famille, réparties en huit-cent-cinquante genres.

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Tel quel accord

La locution adjective tel quel est composée de deux adjectifs, elle signifie ‘ sans modification, sans changement ‘. Elle doit s’accorder avec le nom auquel elle se rapporte. Il suffit donc de savoir (en général, c’est facile !) si ce nom est masculin ou féminin, singulier ou pluriel. Exemples : il est parti de son bureau et a laissé ses affaires telles quelles (attention, pas d’apostrophe !). Cela signifie qu’il a laissé ses affaires telles qu’elles (avec apostrophe à qu’elles !) étaient, il ne les a pas déplacées. Il a laissé son bureau tel quel (= il n’a rien modifié), et non pas ‘ tel que ‘, souvent utilisé mais incorrect ! La même règle d’accord s’applique avec l’utilisation de comme tel et en tant que tel.

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