Pause culture et langue française – 3 – Origine des rayures de la marinière

Voici le troisième volet de la série vidéo « La pause culture et langue française », dont le thème est cette fois-ci l’origine des rayures de la marinière. Plusieurs se côtoient d’ailleurs, à découvrir…

Origine des rayures de la marinière
Publié dans Culture | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Pause culture et langue française – 3 – Origine des rayures de la marinière

Pause culture et langue française – 2 – Virus, microbes et bactéries

Deuxième volet de la pause culture et langue française, sur le thème cette fois des virus, microbes et bactéries.

Différence entre virus, microbes et bactéries
Publié dans Culture | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Pause culture et langue française – 2 – Virus, microbes et bactéries

Pause culture et langue française – 1 – La quarantaine

La pause culture et langue française, premier volet sur le thème de la quarantaine.

Histoire de la mise en quarantaine
Publié dans Culture | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Pause culture et langue française – 1 – La quarantaine

Les différents masques de protection

En cette période de confinement liée à la pandémie de Covid-19, comment ne pas se perdre dans la jungle des différents masques de protection ? Voici quelques précisions afin d’y voir un peu plus clair.

Les masques de protection respiratoire : ce sont les masques FFP, il y en a trois sortes. Le sigle FFP signifie en anglais « filtering facepiece », traduit par « pièce faciale filtrante » en français. Ils sont classés selon leur efficacité, à savoir le pourcentage de filtration aérosol et de fuite vers l’extérieur, en fonction de la norme européenne EN149. Les masques FFP1 ont un pourcentage de filtration de 80 % et de fuite vers l’extérieur de 22 %. Ils sont habituellement utilisés pour les travaux de jardin ou de bricolage ou pour l’industrie textile, la menuiserie, pour se protéger des poussières. On les reconnaît à leurs élastiques jaunes. Les masques FFP2 ont, selon la norme EN149 de 2001 plus l’avis du Journal Officiel du 28 septembre 2005, un pourcentage de filtration de 94 % et de fuite vers l’extérieur de 8 %. Ils sont habituellement utilisés dans l’industrie du verre, pharmaceutique, le bâtiment, la fonderie, l’agriculture. Ils ont notamment la propriété d’arrêter les substances chimiques en poudre. Ils protègent aussi contre les virus grippaux style grippe aviaire, H1N1, le SRAS, la peste pulmonaire et la tuberculose, raison pour laquelle ils sont conseillés présentement pour protéger du Covid-19. On les reconnaît à leurs élastiques blancs ou bleus. Les masques FFP3 ont un pourcentage de filtration de 99 % et de fuite vers l’extérieur de 2 % seulement, ce sont, vous l’aurez compris, les plus efficaces tant pour se protéger que pour protéger les autres personnes en cas de risque lié à une maladie contagieuse, ce qui est le cas actuellement sur toute la planète, mais plutôt réservés à l’extrême comme en cas de bioterrorisme et de variole (indications du plan Biotox, l’un des volets du plan Vigipirate en France). Ils protègent également des fines particules d’amiante et de silice, mais également de la légionelle. On les reconnaît à leurs élastiques rouges. Dans le cas présent du Covid-19, ce sont les masques FFP2 qui sont indiqués pour obtenir la meilleure protection possible. Selon la version 2009 de la norme européenne EN149, est désormais ajouté un sigle après la dénomination FFP1, 2 ou 3 : NR (non réutilisable) ou R (réutilisable).

Les masques chirurgicaux anti-projections. Ils possèdent un pouvoir de filtration bactérienne important, de l’ordre de 95 % mais leur étanchéité au visage n’est pas évaluée, les fuites variant selon les études de 42 à 100 %. Les masques médicaux répondent à la norme européenne EN14683 (première parution en mars 2006 mais complétée ensuite à plusieurs reprises).

Concernant les formes de masques, on trouve essentiellement le masque coque, moulé et rigide, le masque pliable, flexible et souple, le demi-masque, le masque complet. Enfin pour les masques dits alternatifs en tissu ou autre matière (même des serviettes en papier) que l’on peut fabriquer soi-même, avec ou sans machine à coudre, avec ou sans élastiques, moins protecteurs certes mais utiles tout de même, on peut fabriquer un masque bandana, un masque canard (reconnaissable par sa forme), le masque officiel de l’Afnor (Agence française de normalisation) téléchargeable sur son site, ou tout autre masque dont il existe des quantités de tutoriels sur Internet. Attention, le port du masque ne dispense pas des gestes « barrière » qu’il est inutile de rappeler ici.

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur Les différents masques de protection

Différence entre fange et frange

Il ne faut pas confondre les noms féminins fange et frange. Une fange désigne au sens propre (très paradoxalement) de la boue sale, de la bouillasse, issue de décantation d’eaux usées notamment. Un terrain fangeux. Au sens figuré, une fange désigne ce qui salit, qui souille au plan moral, une bassesse. Côté étymologie, le nom fange est issu d’une forme germanique du vieux francique fani mais également une origine latine possible famix, famicis signifiant tourbe. Le terme fagne (anagramme de fange) désigne d’ailleurs une sorte de tourbière dans les massifs vosgien, ardennais et franc-comtois ainsi qu’en Wallonie. Fagne est également un nom propre : la Fagne wallonne.

Le nom féminin frange désigne quant à lui de manière générale une bordure. Il est issu du latin fimbria signifiant bord, bout, frange, devenu frimbia par métathèse (échange de deux lettres). La frange peut concerner par exemple les cheveux (frange sur le front par exemple), la passementerie et l’habillement (blouson à franges). En sociologie, la frange désigne également une minorité plus ou moins marginalisée parmi une population ou collectivité, par analogie avec la frange physique se trouvant à la marge, au bord de quelque chose.

Publié dans Vocabulaire | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur Différence entre fange et frange

Différence entre virus, microbes et bactéries

Les virus et les bactéries sont des microbes. Le terme « microbe » signifie petite vie, du grec μικρός, mikrós = petit et βίος, bíos = vie et fut inventé en 1878 par le chirurgien français Charles-Emmanuel Sédillot. En effet, les microbes, appelés aussi micro-organismes, sont si petits qu’ils ne sont observables qu’au microscope. Le terme microbe englobe les bactéries, virus, protozoaires, champignons unicellulaires, levures…

Les bactéries sont des êtres à cellule unique entourée d’une paroi et sans noyau. Entités biologiques autonomes (contrairement aux virus ayant besoin d’un hôte pour se développer), elles mesurent environ un micron (micromètre), soit un millième de millimètre et sont présentes naturellement dans notre organisme. Très anciennes, elles constituent les premières formes connues de vie sur notre planète et la plupart ne sont absolument pas nocives, étant même vitales et très utiles comme par exemple pour permettre la digestion (flore bactérienne), présentes en très grande quantité dans notre corps. D’autres provoquent des maladies dont certaines très graves : choléra, peste, tuberculose, syphilis, bronchite, coqueluche, sinusite, pneumonie… On parle alors d’infection bactérienne et le traitement médical est différent des cas d’infection virale. Le terme « bactérie » vient du latin scientifique bacterium, issu du grec ancien βακτηρία, baktêria = bâton pour la marche, en raison de leur forme courante de bâtonnet (parfois de bille aussi). Le terme fut inventé par le naturaliste allemand Christian Gottfried Ehrenberg en 1838. En cas de prolifération trop importante de bactéries pathogènes et que le système immunitaire du malade ne suffise pas à les éradiquer, les antibiotiques sont généralement efficaces en bloquant la croissance des bactéries ou en les tuant, mais à utiliser avec modération afin d’éviter que ne se développe une résistance à leurs principes actifs, sachant qu’en plus, ils détruisent également un certain nombre de « bonnes bactéries », notamment celles du tube digestif, ce qui provoque des désordres digestifs et abîme la flore intestinale.

Les virus quant à eux provoquent tous des maladies, ce sont des agents infectieux réduits à leur strict minimum, à savoir un matériel génétique codant (ADN ou ARN) protégé par une capside (capsule en protéines). Le terme virus signifie poison, toxine, du latin uirus. Les virus sont beaucoup plus petits que les bactéries et ne peuvent pas être détruits par des antibiotiques contrairement aux bactéries. Pour se multiplier, un virus doit entrer dans ce que l’on appelle la cellule hôte et parasiter ses fonctions de réplication. Le virus se multiplie ensuite à l’intérieur des cellules infectées, ce qui fait qu’il est difficile de l’éliminer sans tuer la cellule hôte. C’est ainsi que les médicaments utilisés vont essentiellement combattre les symptômes et non le virus lui-même. Les rhumes, maux d’oreilles et de gorge, toux, grippes, mononucléose, SIDA, SRAS, varicelle, variole, fièvre hémorragique et bien sûr Covid-19 par exemple sont causés par des virus (maladies dites virales), raison pour laquelle les antibiotiques sont inefficaces. Les virus se transmettent par contact direct (toucher) ou indirect (particules en suspension dans l’air) selon les cas. Une particularité des maladies virales est qu’on ne peut les avoir qu’une fois puisque le corps génère, lors de la maladie, des anticorps qui le protégeront par la suite. C’est aussi le principe des vaccins. Alors pourquoi peut-on attraper plusieurs fois la grippe ? C’est tout simplement parce que la souche est différente (les virus humains évoluent), même si les symptômes sont quasiment les mêmes. La fièvre, les maux de tête et autres symptômes sont dus à la réaction du système immunitaire contre le virus.

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur Différence entre virus, microbes et bactéries

Hantavirus

On ne parle actuellement que du coronavirus responsable du Covid-19 mais connaissez-vous le hantavirus ? Non ce n’est pas une blague, il existe vraiment alors voici quelques explications. Début mars 2020, un quotidien chinois, le Global Times, a annoncé qu’un homme était décédé, précisément atteint par le hantavirus, ce qui a provoqué une vague d’inquiétude sur certains réseaux sociaux. Le hantavirus est bien connu des scientifiques, il se transmet à l’homme par contact avec certains rongeurs (souris, rats, campagnols…), surtout ceux qui vivent en forêt, ou avec leurs déjections (urine, selles, salive) par l’intermédiaire de gouttelettes en suspension dans l’air. Il ne se transmet pas d’homme à homme, contrairement au Covid-19. En France, on compte environ une centaine d’infections par an, à titre d’exemple. Il n’y a absolument aucun risque d’épidémie et encore moins de pandémie. Il existe plusieurs types d’hantavirus, responsables essentiellement de fièvre hémorragique avec syndrome rénal et de syndrome pulmonaire à hantavirus. En Europe, le hantavirus est appelé puumala, du nom de la ville finlandaise où il fut isolé pour la première fois, provoquant une fièvre hémorragique. En Asie, le hantavirus provoque plutôt un syndrome pulmonaire, rappelant les symptômes du Covid-19, ceci expliquant l’angoisse de certains internautes ces derniers jours vu la période particulièrement anxiogène, mais rien à voir avec lui. Encore une fois, il n’y a pas de transmission interhumaine et c’est une maladie rare. Donc si vous entendez parler d’hantavirus, pas de panique !

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Hantavirus

Covid-19 signification du nom

Début 2020, pandémie de Covid-19, avec pour cause le fameux coronavirus dont parle désormais toute la planète, et ses conséquences désastreuses dans le domaine sanitaire et mais également économique (lui, on en parle moins pour l’instant… cela risque de vite changer), qu’il est inutile de détailler ici. Mais d’où ce nom « Covid-19 » vient-il ? Quelle différence avec le terme « coronavirus » ? Pour commencer, Covid-19, nom de la maladie, est l’acronyme de Corona Virus Disease 2019 (disease = maladie en anglais), nom déterminé officiellement par l’OMS le 11 février 2020 après avoir eu un nom provisoire, 2019-3Cov. Le virus, à savoir l’agent étiologique, en est le SRAS-CoV2 (coronavirus 2), raison pour laquelle on peut entendre parler actuellement du célèbre SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) qui avait contaminé plus de 8 000 personnes en 2003, surtout en Asie, et fut fatal à presque 800. Le coronavirus actuel (virus à couronne) y est génétiquement apparenté mais différent et son taux de mortalité, appelé également taux de létalité, en est bien moins important (2 % environ selon les spécialistes).

Les virus et les maladies associées ne portent donc pas les mêmes noms, ce n’est pas une nouveauté mais il est bon de le repréciser. Les dénominations des virus sont choisies par le Comité International de Taxonomie des Virus (ICTV) composé d’experts virologistes, en fonction de leur structure génétique pour faciliter la mise au point des tests de vaccins, diagnostics et médicaments. Les dénominations des maladies sont choisies en revanche par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le cadre des Classifications Mondiales des Maladies (CIM) en utilisant des termes simples à retenir et à prononcer dans un maximum de langues afin de faciliter les divers échanges et la communication de manière générale les concernant.

Publié dans Culture | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur Covid-19 signification du nom

Se dorer la pilule origine expression

Vous connaissez sans doute l’expression « se dorer la pilule » ou « se faire dorer la pilule » signifiant se faire bronzer, mais aussi exprimant l’idée de farniente, celui-ci étant devenu d’actualité avec le confinement lié au Covid-19 ! En voici l’origine. Au départ, il s’agissait simplement de dorer des pilules, oui des médicaments que fabriquaient les apothicaires, ancêtres des pharmaciens. Le problème est que ces pilules avaient généralement très mauvais goût et de plus, collaient entre elles dans les boîtes. Au XVIIe siècle, ils ont eu l’idée de les enrober de sucre afin de « tromper » ce goût désagréable, ce qui les rendait « moins dures à avaler » (l’expression existe pour cela aussi). Les plus riches les enrobaient de fines feuilles d’argent voire d’or pour les empêcher de coller, ce qui en augmentait inévitablement le prix et en réservait l’usage aux classes les plus aisées. Les apothicaires doraient ainsi littéralement les pilules au sens propre du terme.

D’ailleurs, « dorer la pilule » (et non pas « se dorer la pilule ») signifie faire accepter à quelqu’un une chose désagréable au moyen de paroles flatteuses, agréables, emplies d’amabilité, bref tromper cette personne dans une certaine mesure en lui faisant miroiter des bienfaits sous une apparence enjolivée de la réalité. C’est d’ailleurs toujours le cas au niveau commerce dans la vente de certains produits dits « miracles », qui une fois qu’on les essaie, nous font vite regretter notre achat. Ainsi, l’expression « se faire dorer la pilule » au début du XXe siècle, signifiait se faire avoir, se faire des illusions de manière générale. C’est au cours des années 80 que l’expression évolua, en lien avec le farniente estival sur les plages où l’on aimait « se dorer les miches », expression de l’époque avec l’explosion des pratiques de nudisme et de monokini, issues des évolutions sociétales après Mai 68. Mais quel rapport avec la première signification de « dorer la pilule » ? Tout simplement le fait de masquer son apparence naturelle par une couche de bronzage suscitant ensuite compliments et regards envieux. Et le farniente dans l’affaire ? Eh bien il faut du temps pour bronzer, cela exige de longues heures d’exposition à l’astre solaire pour des personnes non habituellement exposées à cause d’une vie citadine, d’où l’idée de détente, de repos.   

Publié dans Expressions françaises | Marqué avec , , , , , , | Commentaires fermés sur Se dorer la pilule origine expression

Poignée de main origine

Dans nombre de pays, la poignée de main est largement pratiquée depuis très longtemps. Il n’en est pas de même partout, selon les cultures, communautés, endroits. Par exemple, en Inde, on joint les mains en forme de prière et on les élève près du visage en prononçant « Namasté » (= salutation). Les Tibétains tirent légèrement la langue avant de saluer pour montrer qu’ils n’ont pas la langue noire en référence à un roi tyrannique du IXe siècle. En Grèce, c’est une légère tape sur l’épaule. En Arabie saoudite, deux hommes se frottent mutuellement le nez après s’être serré la main. Aux États-Unis, c’est généralement un bonjour vocal, sans contact physique. En Malaisie, on effleure les doigts de la personne que l’on souhaite saluer puis on place ses paumes contre son cœur. Dans le scoutisme, on se serre la main gauche, et on fait le salut scout avec la main droite en même temps (la CPMG, Cordiale Poignée de Main Gauche). Les personnes totémisées (appelées « sachems ») pratiquent en plus un signe secret de reconnaissance dans le serrage de main, tout comme les Francs-Maçons d’ailleurs qui ont également une façon particulière de se serrer la main. Il y aurait bien d’autres exemples mais là n’est pas le but de cet article.

L’origine de la poignée de main est, dans la culture occidentale, liée surtout à la chevalerie et aux armes de manière générale vu que plusieurs explications se côtoient. La poignée de main serait apparue avec les premiers codes de chevalerie vers le IXe siècle. Serrer la main droite était vu comme un signe de paix, cela montrait que la main ne tenait pas d’arme. En effet, les chevaliers étaient formés pour tenir leur épée avec la main droite. La poignée de main droite permettait aussi de manière générale à la personne en face de constater qu’une arme n’était pas cachée dans le poing ou la manche de son interlocuteur. Concernant l’origine de cette pratique, des textes anciens ainsi que des ruines archéologiques laissent entendre par ailleurs que depuis la Grèce antique cinq siècles avant notre ère, elle existait déjà. Des stèles funéraires (exposées au Pergamon Museum de Berlin) furent retrouvées, représentant pour l’une deux soldats se serrant la main et pour l’autre Thrasea (sénateur et philosophe romain) et sa femme Euandria se serrant également la main. La poignée de main constitue depuis toujours, quel que soit le contexte, un symbole de paix et de confiance.

Publié dans Culture | Marqué avec , , , , , | Commentaires fermés sur Poignée de main origine