Négativisme, négationnisme et révisionnisme

Négativisme, négationnisme et révisionnisme

Le nom masculin négativisme désigne une attitude de dénigrement et de refus systématique, une tendance au pessimisme et au scepticisme. En psychiatrie, il désigne notamment une attitude pathologique  caractérisée par la résistance volontaire ou pas d’une personne soit à ses propres désirs et besoins soit aux demandes de ceux qu’elle côtoie. Le négationnisme et le révisionnisme en revanche, bien que liés aussi à la négativité, ont une signification particulièrement liée à l’histoire. Le révisionnisme consiste à accepter la possibilité de changer d’avis à propos de théories historiques déjà établies. Le révisionnisme remet en cause un certain nombre d’interprétations à la lumière de nouveaux éléments ou documents découverts permettant de modifier des jugements historiques précédents à travers la remise en perspective des faits en accord avec des données objectives nouvelles sans y opérer de sélection. Attention, le terme est très polémique et à utiliser avec précaution car même s’il est différent du négationnisme, il y est souvent associé. Le négationnisme quant à lui consiste en un déni complet, à portée raciste ou politique, de faits historiquement démontrés. Ce néologisme a été créé par l’historien Henry Rousso en 1987 pour désigner particulièrement la contestation de la Shoah,  génocide juif (chambres à gaz notamment) pendant la Deuxième Guerre mondiale à l’aide de contre-vérités, de falsifications, de discrédit systématiquement jeté sur les témoins d’un fait authentiquement prouvé. Le négationnisme est d’ailleurs un délit de contestation de crime contre l’humanité : loi Gayssot de 1990.

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