Assassin étymologie

Un assassin, tout le monde sait ce que c’est, mais l’origine du mot, la connaissez-vous ? Il vient de l’italien assassino emprunté à l’arabe hachchàchi qui signifie : ‘ fumeur de haschisch ‘ (écrit aussi hachisch ou haschich, le chanvre indien). Oui oui, mais quel rapport entre ces mots ? Il faut remonter au XIe siècle où les fidèles du Vieux de la Montagne étaient ainsi nommés. Ils vivaient avec leur chef ismaélien (courant minoritaire de l’islam chiite, ismaélisme de Perse, les Nizârites) Chaykh Al-Jabal (plusieurs orthographes possibles) dans la forteresse d’Alamut au nord-ouest de Téhéran. Peu nombreux, ils faisaient régner la terreur dans tout le Moyen-Orient en tuant systématiquement les chefs et souverains des adversaires, aussi bien chez les musulmans que chez les chrétiens. Dès qu’un souverain était assassiné, son peuple était terrorisé. C’est l’origine de ce que l’on appelle le terrorisme. Quel rapport avec le haschisch ? Chaykh Al-Jabal, entre autres techniques de manipulation, droguait ses disciples… au haschisch évidemment… pour les rendre capables de tuer, d’assassiner. Et pour de plus amples informations : expositions.bnf.fr/marine/grand/fr_2810_017.htm

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Réclamation origine du mot

Dans notre société actuelle, il n’est pas rare de réclamer, pour plein de raisons qu’il est inutile ici d’exposer (tout le monde connaît le bureau des réclamations, au sens propre comme au sens figuré, n’est-ce pas ?), mais savez-vous d’où vient le terme de réclamation ? Il est issu du latin reclamatio qui signifie ‘ manifestation par des cris ‘. Du temps de Roland (1080), réclamer signifiait implorer, invoquer. Le mot réclamation est apparu au XIIIe siècle (Dict. Étym.). Le réclame (terme masculin dans ce cas) était autrefois (1560) un cri de rappel utilisé en fauconnerie. De nos jours, les réclames (féminin) sont les publicités, ce sont quelque part aussi des cris d’appel voire de rappel vu la tonne de publicités dont nos médias sont inondés. En typographie, la réclame désigne la notation en bas de page qui annonce le premier mot de la page suivante, comme un appel là aussi finalement à ce qui va suivre.

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Feu de Bengale

Le feu de Bengale est appelé également fusée éclairante. Ce feu d’artifice (artifice car à l’origine c’était pour imiter le feu, donc pas naturel, comme du feu artificiel) est utilisé dans le cadre de spectacles pyrotechniques mais aussi comme signalisation. Les signaleurs en utilisaient notamment lors d’arrêts accidentels de trains à l’époque où les communications radios n’existaient pas, pour éviter les collisions. L’origine du feu de Bengale remonterait au XVIIIe siècle, inventé par les Indiens de la région du Bengale dans le but d’effrayer leurs ennemis. En France, dès le XVIe siècle, on utilisait des procédés pyrotechniques à base de poudre pour animer des dragons crachant du feu lors de fêtes, mais le premier vrai feu d’artifice (pas feu de Bengale, qui a été utilisé ultérieurement !) fut tiré à l’occasion du mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche en 1615, sur la Place des Vosges appelée alors Place Royale, à Paris. À cette époque-là, il n’y avait cependant pas encore de véritables couleurs dans les feux d’artifice (ils étaient blancs ou jaunes), celles-ci sont apparues au XVIIIe siècle grâce à la maîtrise de composés métalliques que l’on portait à très haute température, créant les couleurs de ce fait. Il a fallu attendre la IIIe République pour que les feux de Bengale soient utilisés pour célébrer la fête nationale, précisément en 1880.

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Empatter et empâter

Les verbes empatter et empâter existent mais leurs significations sont différentes. Empatter (1495 J. de Vignay – dict. étym.) est un terme de menuiserie et désigne le fait de joindre des pièces de bois au moyen de… pattes qui sont des petites pièces métalliques destinées précisément à fixer, à assembler des éléments. Le verbe empâter (1268 Boileau) désigne le fait de prendre de l’embonpoint, avoir les traits qui s’épaississent (s’empâter), du bas latin pasta emprunté au grec pastê = sauce mêlée de farine. Exemple : il s’est empâté avec l’âge. Les pâtes, dans nos assiettes, ont la même étymologie.

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Commander et commanditer

Le verbe commander vient du latin commendare qui signifie confier. Je ne m’attarderai pas sur les différentes définitions liées à ce verbe, que l’on connaît généralement, préférant me pencher sur la différence avec le verbe commanditer. Le nom féminin commandite dont est issu le verbe commanditer, vient de l’italien accomandita, qui signifie dépôt. Commanditer, c’est avancer des fonds à une entreprise commerciale, apporter des capitaux en tant que commanditaire, pour créer ou développer une société dite ‘ en commandite ‘. Dans un registre péjoratif et figuré, commanditer désigne aussi le fait de commander une action délictueuse, criminelle et en assurer le financement (commanditer un meurtre, un enlèvement).

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La consoude

La consoude est une plante vivace de la famille des Boraginacées, décorative (clochettes de différentes couleurs), médicinale et très robuste, à la floraison très décorative, originaire d’Europe et d’Asie septentrionale. Elle est utilisée depuis 2 000 ans en médecine traditionnelle mais également de nos jours pour traiter les contusions et entorses. Elle aide également les blessures à cicatriser. Astuce en jardinage bio : le purin de consoude combat le mildiou. Cet engrais biologique est riche en potasse et en azote, il peut être utilisé en arrosage, dosé à 10 % de purin consoude et 90 % d’eau, pendant la période de croissance et de floraison sur tous légumes et toutes plantes. Si l’on veut l’utiliser comme répulsif contre les parasites, il faut mettre  5 % de purin de consoude et 95 % d’eau.

 

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Syndrome de Diogène

Le syndrome de Diogène est un syndrome que deux gériatres anglais, Clark et Mankikar, ont décrit en 1975. Le début des études sur ce sujet date de 1966. Ce syndrome correspond à un trouble du comportement qui conduit à des conditions de vie négligées, voire même insalubres dans les cas les plus graves. Mais pourquoi Diogène ? Diogène de Sinope était un philosophe grec né (à Sinope, d’où son nom !) en 413 avant J-C et décédé en 324 avant J-C à Corinthe. Son but était de vivre au plus près de la nature, à l’écart de la culture et de la civilisation, opposé à toute convention sociale et au regard très critique sur la société. Il ne se lavait pas et n’avait, selon la légende, qu’un tonneau pour vêtement. Concrètement, à notre époque, les personnes atteintes par ce syndrome sont souvent des personnes âgées et seules (mais pas toujours, il peut toucher tous les âges), présentant une tendance à accumuler à l’extrême (au point de ne plus pouvoir se déplacer sans marcher sur quelque chose), chez elles, tout un tas d’objets hétéroclites ou à l’inverse mais plus rarement, vivant dans le minimalisme le plus complet, repliées sur elles-mêmes et refusant systématiquement l’aide extérieure alors que celle-ci serait largement justifiée notamment en raison de risques sanitaires importants liés à l’insalubrité et la saleté générales, tant sur leur corps que dans leur habitation. C’est au cours d’hospitalisations que ce syndrome est généralement découvert.

 

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Vif et vivace

Les adjectifs vif et vivace sont souvent confondus. Nous ne nous occuperons pas ici du mot vif en tant que nom (oui ça existe, il y a même plusieurs définitions), mais seulement en tant qu’adjectif. Voici les principaux cas liés à l’utilisation de l’adjectif vif (vive). Un être vif (animal ou humain) est un un être plein de vitalité, de vigueur, de vivacité, d’entrain mais aussi qui comprend très vite (avoir l’esprit vif). On parle aussi d’une couleur vive pour désigner une couleur éclatante (rouge vif). Le froid peut être vif, il pique, il saisit. Une critique également peut être vive, cela signifie qu’elle est virulente. L’adjectif et adverbe vivace (mot italien) quant à lui, hormis son utilisation dans le domaine musical (allegro vivace) et comme nom masculin si l’on parle d’un passage vivace (musique également), désigne quelque chose de tenace, dont on n’arrive pas, ou difficilement, à se défaire. On parlera alors d’une rancune vivace, par exemple. La définition la plus utilisée concerne cependant ce que l’on appelle les plantes vivaces. Ce sont des plantes qui vivent plus d’un an grâce à leur système végétatif et qui ont plusieurs fructifications dans leur vie (vivaces couvre-sol, vivaces d’ombre etc.). Astuce pour différencier les deux adjectifs vif et vivace sans se tromper on n’utilise jamais vivace pour un animal ou un humain. Vivace ne s’utilise que pour des sentiments ou des végétaux (plantes, arbres…). Par exemple, un petit chat joueur sera vif, pas vivace.

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Pittaciocapsulacaseusnormandiphobie

La pittaciocapsulacaseusnormandiphobie (35 lettres quand même, ‘ anticonstitutionnellement ‘ – longtemps reconnu comme mot le plus long de la langue française – est largement battu !) est la peur (phobie) des étiquettes de Camembert. Remarquons tout de même que cette phobie est très rare, mais elle a le mérite d’exister, donc autant en parler pour en expliquer l’étymologie du nom ! Décortiquons-le un peu : pittacium en latin désigne à l’origine l’étiquette d’un vase, mais c’est également un morceau de cuir, de toile ou de papier, une étiquette de bouteille, un billet de loterie, un mémoire, un contrat, une quittance, une annonce, un placard, une affiche (dict.latin). Nous retiendrons ici la définition qui correspond à l’étiquette, évidemment. En latin, capsula désigne un petit étui, une cassette, donc dans le cas présent cela fait référence à la boîte de Camembert. Caseus veut dire fromage en latin, donc là tout est clair ! Quant à ‘ normandi ‘ pas besoin de dessin. C’est bien bon pourtant, un bon Camembert !

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Nanopabulophobie

La nanopabulophobie est la peur des nains de jardin à brouette. Si si, ça existe ! Bon, ce n’est pas très courant effectivement, mais bien handicapant, surtout pour ceux qui vivent près de jardins, mais l’avantage est qu’on ne rencontre généralement pas de nains de jardin à brouette non plus à tous les coins de rue ! Il est cependant préférable d’éviter, dans ce cas, de fréquenter certains rayons des jardineries. Plus sérieusement, nano est un préfixe qui vient du latin nanus = nain. Phobie vient du grec phobos qui signifie frayeur. Là où j’ai dû chercher un peu plus, c’est pour pabulo. En effet, la pabulophobie est la peur des brouettes (sans le nain de jardin avec, bien sûr !). L’étymologie du nom brouette (dict. étym.) indique qu’il vient du latin birota (véhicule à 2 roues). Entre birota et pabulo ou pabula, il y a quand même une différence, le rapport est difficile à trouver. J’ai donc cherché un peu plus loin, à savoir pabula tout simplement. Le terme pabula en latin est le pluriel de pabulum = pâturages. Les brouettes sont bien utilisées à la campagne généralement (oui, je sais, dans les jardins des villes aussi bien sûr), non ? D’où ce rapport très probable concernant l’origine complète (3 éléments) du mot nanopabulophobie.

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