Quelque temps ou quelques temps ?

La locution adverbiale quelque temps s’écrit sans s à quelque, alors que l’erreur courante consiste à en mettre un (quelques temps). Pourtant c’est bien quelque temps qu’il faut écrire. Pourquoi ? Parce que l’adjectif indéfini (quelque) ne marque pas la pluralité mais l’indétermination. Quelque chose, quelque part, quelque sorte… Quelque temps = un certain temps, et non pas plusieurs temps !  En revanche, nous pourrons écrire : nous revenons dans quelques minutes. Dans ce cas, quelques marque un temps indéfini au sens strict du terme puisqu’il n’indique pas combien de minutes de manière exacte, mais signifie bien d’ici plusieurs minutes, ce qui justifie l’utilisation du pluriel.

Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON

Publié dans REGLES d'orthographe | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Quelque temps ou quelques temps ?

Zythologie dégustation de bières

La zythologie est l’élaboration, la fabrication et l’art de déguster la bière. C’est un mot encore peu connu en France car récent (néologisme). Il vient de zythogala – ou zythogale (1806 Dict.Étym.) – du grec zuthos (zŷthos) qui désigne une boisson d’orge et de houblon, assez semblable à la bière (zythum – 1827 ) fabriquée dans l’Antiquité égyptienne. Elle est dénommée également vin d’orge ou boisson pélusienne (de la ville de Péluse entre l’Égypte et la Palestine, où ele était surtout fabriquée). Cette discipline est appelée également biérologie, terme créé par le comédien et réalisateur belge Ronny Coutteure, auteur notamment d’un opéra intitulé ‘ Les Contes d’un buveur de bière ‘ et auteur du livre ‘ Le temps de la bière : initiation à la biérologie ‘, 1997. La zythologie se consacre à l’étude de la bière, du brassage et des brasseries aussi bien d’un point de vue historique que technique et gustatif. Le zythologue, tout comme le sommelier pour le vin, est en capacité de dire quelle bière s’accorde le mieux avec quel plat et comme l’œnologue (pour le vin également), il maîtrise les étapes des processus de fabrication de la bière.

Publié dans Le coin des curieux, Mots français d'origine grecque | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Zythologie dégustation de bières

Reliquat, relique et reliquaire

Les mots reliquat, relique et reliquaire ont la même origine, du latin reliqua (pluriel neutre de reliquus) = (qui) reste. Plus précisément, un reliquat est ce qui reste dû après un arrêté de comptes (argent : payer un reliquat) mais également ce qui subsiste de quelque chose en termes littéraires (reliquat de haine ou d’amour par exemple). Une relique désigne en termes religieux les restes d’un saint ou d’un objet qui est lié à son histoire personnelle (Saint Suaire de Turin par exemple) qui a été conservé dans un but de vénération, que l’on range dans un coffret appelé reliquaire (et non pas relicaire comme on le voit parfois écrit !). Le mot relique désigne également, dans la vie courante, un vieil objet auquel on tient, qui a pour nous une valeur sentimentale (‘ une vieille relique ‘ – ce qui est un pléonasme, l’adjectif vieille étant en trop puisque la relique est vieille par essence).

Publié dans Vocabulaire | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Reliquat, relique et reliquaire

Ballon de baudruche

Tout le monde connaît les ballons de baudruche (nom attesté en 1852 – Goncourt), ces ballons en pellicule de caoutchouc très fine et de formes diverses que l’on peut gonfler à la bouche et que l’on utilise généralement lors de fêtes et de spectacles. Mais pourquoi baudruche ? La bodruche (avec un o) désigne la membrane du gros intestin du bœuf ou du mouton (définition attestée depuis 1690 – Furetière). La bodruche (ancienne orthographe) servait au départ à faire plusieurs ouvrages délicats et essentiellement à battre l’or qu’on réduisait en feuille. Au sens figuré, le terme de baudruche désigne désormais une personne sans consistance, veule, insignifiante, tout comme la matière qui en porte le nom (attesté depuis 1902 – Huysmans).

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , , , | Commentaires fermés sur Ballon de baudruche

Origine du chandail

Le mot chandail est l’abréviation populaire, plus précisément l’aphérèse (suppression d’un ou plusieurs phonèmes au début d’un mot) de (mar)chand d’ail. Le chandail était un tricot chaud et imperméable à maille très serrée que portaient les marchands d’ail aux Halles de Paris à la fin du XIXe siècle (Dict. Étym.) et venus de Bretagne et du sud de la France. Ils vendaient également leur production d’ail et d’oignons en Angleterre, dès le XVIIIe siècle. L’expression française marchand d’ail désignait ces vendeurs avant de devenir chandail dans le langage commun, en parlant du vêtement qu’ils portaient.

Publié dans Etymologie, Vocabulaire | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Origine du chandail

Différence entre bourdon et faux bourdon

Le bourdon est un insecte voisin de l’abeille, au corps massif et très velu noir et jaune, dont l’abdomen est marqué de trois larges bandes. Il ne faut pas le confondre avec le faux bourdon (sans trait d’union surtout !) qui est l’abeille mâle. Le faux bourdon est plus petit que le bourdon et ne butine jamais (les femelles s’en occupent, il n’est là que pour la reproduction). C’est un moyen pour les reconnaître. Si vous voyez un bourdon butiner vos fleurs, ce n’est pas une abeille mâle mais bien un véritable bourdon. Ils peuvent piquer si on les embête, tout comme les abeilles, mais à la différence qu’ils ne meurent pas suite à la piqûre ! Ils ne sont pas élevés en ruches car ils ne produisent que très peu de miel.

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Différence entre bourdon et faux bourdon

Où vont les abeilles l’hiver ?

Au printemps, nous voyons tous les abeilles réapparaître après quelques mois d’absence. Mais où vont-elles pendant ces mois où il fait froid ? Concernant les abeilles domestiques, les ouvrières maintiennent une température qui leur permet de continuer, au ralenti cependant, leur activité car il faut un minimum de 12 ° C pour qu’elles sortent de l’essaim, sauf pour faire leurs besoins à l’extérieur, évitant ainsi d’amener des maladies. Pour maintenir cette température nécessaire à leur survie, elles font vibrer leurs muscles toutes ensemble, sorte de frisson prolongé qui leur permet d’obtenir une trentaine de degrés. Elles se retrouvent tour à tour à l’intérieur puis à l’extérieur de la grappe qu’elles forment, par un système de mouvement circulaire, pour préserver l’équilibre au niveau de la diffusion de la chaleur. Elles se nourrissent de miel (de même que la reine qu’elles protègent en formant une sorte de boule appelée la grappe). Ce miel nourrit également les larves. Les mâles (faux bourdons) sont inexistants, tués par les ouvrières ou morts naturellement car inutiles à cette période. Oui c’est un monde sans pitié ! Les abeilles sauvages ou solitaires hivernent quant à elles, se trouvant un abri et ralentissant leur métabolisme, comme engourdies environ 6 mois de l’année.

 Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Où vont les abeilles l’hiver ?

La biomasse des fourmis plus importante que celle des humains

Une fourmi, c’est tout petit, me direz-vous ! Oui bien sûr, car elle pèse en moyenne 15 mg (leur poids selon les espèces varie de 1 à 150 mg). La biomasse d’une espèce est le poids total de l’ensemble des individus qui la composent. 4,5 millions de fourmis sont nécessaires pour égaler le poids moyen d’un seul être humain d’environ 65 kg (moyenne) mais leur biomasse est plus importante. Calculons un peu : sur une base moyenne de 65 kg par être humain multipliée par 7 milliards d’individus, nous obtenons 455 milliards de kilos. Les fourmis se comptant par millions de milliards, la biomasse des fourmis est par conséquent nettement plus importante que celle des êtres humains. L’entomologiste (= spécialiste des insectes) suisse Laurent Keller (Université de Lausanne) avec son équipe a découvert la plus importante colonie connue à ce jour : plusieurs milliards de fourmis noires sur plus de 6 000 kilomètres le long du littoral méditerranéen. Il existe 12 500 espèces connues de fourmis et leur nombre est estimé à 25 ou 30 000 au total. En Amazonie, les scientifiques en ont dénombré 365 espèces (2009 – source relais-sciences) rien que sur 5 ha de forêt péruvienne tandis que dans toute l’Europe, seules 400 espèces sont dénombrées (ce nombre peut changer au fil du temps et des découvertes scientifiques). Petite information supplémentaire sur leurs caractéristiques : leur cerveau est doté en moyenne de 500 000 neurones (ce qui est beaucoup comparé aux humains nettement plus grands dont le cerveau n’en contient que 80 à 100 milliards – un simple petit calcul le prouve), leurs yeux sont composés de 1 300 hublots et les fourmis ont une vision panoramique de 180 degrés.

Publié dans Le coin des curieux | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur La biomasse des fourmis plus importante que celle des humains

Appui ou appuie

Appui ou appuie ? Les deux mots existent mais l’un est un nom et l’autre correspond à la conjugaison du verbe appuyer. Un appui est nom masculin formé à partir du verbe appuyer au sens de soutien, de support moral, matériel ou physique. Un appuie-tête : dans ce cas, il s’agit du verbe appuyer, qui sert à former le nom composé, c’est la raison pour laquelle appuie prend un e à la fin. (Je/il/elle/on) appuie (avec un e à la fin) correspond au verbe appuyer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent (pour la deuxième personne du singulier). Le verbe appuyer est formé de ad (préposition) et du latin populaire appodiare, de podium = soubassement et emprunté au grec podion = petit pied (dict.étym.).

Publié dans Conjugaison, Mots français d'origine grecque | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Appui ou appuie

Miniature et enluminure

Le nom féminin (et adjectif également) miniature est connu de tous, mais savez-vous d’où il vient ? Il est lié aux enluminures moyenâgeuses (illustrations sur les manuscrits) qu’on appela aussi miniatures au fil du temps (bien que les miniatures au sens propre du terme aient dépassé l’illustration de manuscrits pour exister en tant que telles, à savoir des images peintes de petite taille), ceci en référence aux pigments présents dans la composition de leurs couleurs. Avant la découverte de l’imprimerie, les livres étaient écrits à la main (feuilles de parchemin ou de papier pressé manuellement). Ces ouvrages austères nécessitaient quelques agréments pour les rendre plus attractifs. C’est ainsi que les marges furent décorées de dessins aux couleurs vives, surtout d’un rouge éclatant (vermillon) composé d’oxyde de plomb appelé le minium. De là vient le mot miniature, plus précisément de l’italien miniatura, de minio = minium (Corneille 1644 – Dict.Étym.). Le nom féminin enluminure existe quant à lui depuis le XIIIe siècle, issu du latin illuminare = rendre lumineux.

 Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON

Publié dans Culture | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur Miniature et enluminure