Cruciverbiste et verbicruciste quelles différences

Voici deux termes que les adeptes de mots croisés connaissent, et pour cause ! L’un ne peut exister sans l’autre. En effet, le cruciverbiste résout ce que le verbicruciste a imaginé comme défi, à savoir remplir une grille de mots croisés.

Côté étymologie, concernant les deux termes, ils viennent du latin crux, crucis = croix et d’un dérivé du latin verbum = mot.

Le cruciverbiste élucide des énigmes sous forme de grilles où les mots s’entrecroisent, d’où le terme de mots croisés. Cet exercice exige un minimum de logique pour les résoudre. Beaucoup de personnes de tous âges s’adonnent à la résolution de mots croisés à titre individuel, trouvant les grilles dans divers magazines ou applications, mais pour ceux dont c’est une vraie passion, il existe des concours et des championnats.

Le verbicruciste quant à lui crée les grilles et les courtes définitions associées aux mots à trouver. C’est un exercice qui exige une très bonne culture générale et une bonne créativité. Il faut savoir jouer avec la langue française, manier les mots, les expressions, avoir un bon côté logique également. Généralement, une grille est construite autour d’un thème précis en cherchant un certain nombre de mots clés tout en respectant les contraintes lexicales puis en concevant des définitions courtes mais suffisamment explicites permettant au cruciverbiste de trouver les mots correspondants. Le sens figuré est souvent utilisé, ce qui rend plus le jeu plus subtil. Il existe plusieurs niveaux de difficulté.

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Rocambolesque origine du mot

L’adjectif « rocambolesque » désigne une situation invraisemblable, pleine de péripéties, farfelue, extravagante, incroyable. Il faut remonter au XIXe siècle pour en trouver l’origine.

En effet, à cette époque, le seul moyen pour se cultiver était la lecture. Il existait notamment des romans-feuilletons, écrits par des romanciers pour se faire connaître et fidéliser les lecteurs. Alexandre Dumas, Honoré de Balzac ou Eugène Sue en ont écrit un certain nombre. Intéressons-nous maintenant à Pierre Alexis de Ponson du Terrail (1829-1871) qui inventa un héros bien particulier à qui il arrivait des aventures invraisemblables et vite devenu célèbre, Rocambole. Ce personnage apparut au total dans 9 romans contenant chacun plusieurs parties, mais pas plus, l’auteur étant décédé prématurément à 42 ans après avoir participé à la guerre de 1870.

Les aventures de Rocambole furent publiées pour la première fois sous forme de feuilleton dans le journal La Patrie (du 21 juillet au 4 octobre 1857) à l’occasion de l’écriture de son premier roman Les Drames de Paris : « Les exploits de Rocambole » en octobre 1858 où ce héros devient le personnage principal, « Le dernier mot de Rocambole », « La Résurrection de Rocambole », « Les Misères de Londres », « La Corde du Pendu », « L’Héritage mystérieux »,…

Le héros Rocambole, français, était un criminel revenu à Paris après un séjour à Londres. Mais son astuce, afin d’échapper à la police, consista à se déguiser en dandy romantique pour commettre ses crimes. Son imposture fut découverte et il fut envoyé au bagne puis il se racheta en devenant bon envers une orpheline spoliée de son héritage.  

Les aventures de Rocambole furent publiées au final dans plusieurs journaux (La Patrie, Le Petit Journal, La Petite Presse) sous forme de roman-feuilleton jusqu’en 1870.

L’adjectif « rocambolesque » fut attesté dès 1898 selon Le Petit Robert.

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Expression être à côté de la plaque

Ah en voilà une expression clairement parlante, j’en connais moi-même un certain nombre, de gens à côté de la plaque, portés pourtant selon eux par des intentions louables à leurs yeux mais sournoisement manipulés par de sombres démons… Bref, portons notre attention sur ses origines, j’en connais trois, histoire de nous cultiver un peu dans un monde qui part dangereusement à vau-l’eau.

Alors pour commencer, une petite définition, être à côté de la plaque, c’est être à côté de la réalité, se tromper, ne pas saisir l’essentiel d’une situation, donner une réponse hors sujet ou ne correspondant pas à ce qui est attendu, bref viser à côté de la cible ou se planter la figure dans la bouillasse de l’illusion.

La théorie la plus répandue est d’origine militaire et assez récente au final. Elle est liée au jargon militaire de la Seconde Guerre mondiale. En effet, les soldats avaient pour s’entraîner au tir un panneau métallique qui leur servait de cible et quand l’un d’eux tirait à côté, on disait qu’il mettait « à côté de la plaque ». Le général de Gaulle lui-même reprit cette expression (d’où peut-être justement son succès… de l’expression bien sûr) le 24 mai 1968 lors d’un discours télévisé après avoir échoué à calmer la célèbre révolte étudiante et crise sociale.

Une autre théorie, plus ancienne cette fois et datant du Moyen Âge, concerne les jeux de palet traditionnels, style palet breton ou vendéen. Le but, concernant le palet breton par exemple, était de viser une plaque de 70 cm X 70 cm en bois de peuplier avec un palet en fonte, de manière à ce qu’il atterrisse au plus près du « maître », palet plus petit placé au centre. Rater sa cible, c’était être « à côté de la plaque ».

La troisième théorie concerne le monde ferroviaire. Il existait dans les rotondes, bâtiments circulaires destinés à garer et entretenir les locomotives, une plaque mobile centrale un peu surélevée avec des tronçons de voie tout autour, comme des rayons de bicyclette, permettant de mettre les locomotives dans le bon rail, la bonne direction. Il suffisait d’une fausse manœuvre du conducteur pour que la locomotive se trouve hors du rail et donc « à côté de la plaque ».

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Origine de midi pétante

Ah la question de l’heure, comme elle est importante dans bien des situations ! Mais il existe une expression bien particulière pour désigner l’exactitude et la ponctualité : « midi pétante ».  Midi, d’accord, mais pétante, d’où vient donc cet adjectif ?

L’expression « midi pétante » est liée à l’histoire d’une invention, celle du canon solaire, d’où l’explication de l’adjectif « pétante » et de « midi » en rapport avec le soleil. Tout se passe à Paris, capitale de la France, au Palais-Royal précisément en 1786.

Les premières montres datent du XVIe siècle, et le seul moyen pour les mettre à l’heure était donc de se référer chaque jour à un cadran solaire, à condition qu’il y ait du soleil bien sûr, ou à une rare horloge à proximité. Mais en 1785, Monsieur Rousseau, un horloger de la galerie de Beaujolais à Port-Royal, inventa un petit canon en bronze d’une quarantaine de centimètres, muni d’une loupe et d’une mèche, qui placé correctement dans l’axe du méridien de Paris de manière à ce que le soleil passe dans la loupe à midi pile, enflammant ainsi la mèche et déclenchant la charge, tonne de manière autonome. L’horloger offrit son invention aux jardins de ce même Palais-Royal en 1786, ce qui permit aux Parisiens de mai à octobre d’avoir l’heure juste à midi pile et de régler leur montre les jours ensoleillés. Il existait malgré tout quelques horloges à divers endroits de la capitale. Signalons au passage que la plus ancienne horloge parisienne fut commandée par le roi Charles V en 1370 pour la tour nord-est du Palais de la Cité, sur l’île du même nom.

Jusqu’au début du XIXe siècle, l’heure officielle de Paris fut celle du canon solaire puis le temps solaire moyen, fourni par les horloges, remplaça le temps solaire réel fourni par les cadrans solaires. C’est finalement en 1891 que cette heure moyenne du méridien de Paris fut adoptée dans tout le pays.

Le 9 mars 1911, une loi imposa d’adopter l’heure GMT (Greenwich Mean Time) et Paris dut s’y plier à contrecœur, la France rejoignant de ce fait les autres pays en s’alignant sur le méridien de Greenwich dès le 10 mars 1911. Le canon solaire ne fut plus utilisé.

En 1998, il fut volé mais une réplique fut installée à nouveau sur un socle en pierre au centre du parterre central du Palais-Royal en 2002, sans la lentille bien sûr, et le canon est déclenché manuellement chaque mercredi à « midi pétante » par un artificier depuis 2011.

L’expression « rendez-vous à midi pétante » est utilisée désormais avec n’importe quelle heure afin de s‘assurer de la ponctualité de la personne que l’on souhaite rencontrer.

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Plumer et déplumer, les différences

Les verbes plumer et déplumer peuvent s’utiliser pour dire la même chose quand il s’agit au sens figuré de dépouiller quelqu’un de son argent, le ruiner, le voler, l’escroquer. On dira alors que cette personne s’est fait plumer ou déplumer. En langage populaire, on dit aussi se faire tondre.

Au sens propre, plumer un oiseau, c’est lui arracher les plumes tandis que le déplumer, c’est le dépouiller de ses plumes. La nuance est subtile, je vous l’accorde.

Le verbe plumer a évolué au fil du temps, sachant qu’au XIIe siècle notamment, plumer signifiait tirer sur les moustaches d’un homme et au XIIIe siècle, plumer signifiait arracher les plumes d’un oiseau. Au sens figuré et plus populaire, plumer désigna dès la fin du XIIIe siècle le fait de dépouiller, voler quelqu’un, d’où l’expression « se faire plumer ».

Se déplumer signifie, en langage familier, perdre ses cheveux, devenir chauve, image associant les cheveux aux plumes des oiseaux, mais également perdre son argent, sa fortune.

Côté étymologie, le nom féminin plume vient du latin pluma, signifiant duvet puis plume.

Du côté des phobies, il existe des termes liés aux plumes et aux ailes, eh oui ! À part l’ornithophobie (terme dérivé du grec ornithos = oiseau et phobos = peur) qui est relativement courante et désignant la peur des oiseaux, il en existe une autre, assez commune aussi, qui est la ptérophobie (du grec ptéro = aile et phobos = peur), la peur de l’avion. Une autre moins courante est la ptéronophobie (du grec ptéron = plume et phobos = peur), qui désigne la peur de se faire chatouiller par des plumes.

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Différence entre agglomérat et conglomérat

Un agglomérat est un ensemble d’éléments, fragments de roches, minéraux… agglomérés bien sûr, c’est-à-dire unis en un bloc, agglutinés. Côté étymologie, ce terme vient du latin agglomerare qui signifie mettre en pelote, rassembler, réunir, accumuler.

Le terme conglomérat possède une signification proche en matière géologique, avec une petite nuance, désignant plutôt une roche, généralement sédimentaire, déposée par les glaciers, les fleuves, ou d’origine volcanique voire résultant de l’impact d’une météorite, et constituée de différents fragments agglomérés.

Plus précisément, selon la science pétrographique dont le principe consiste à décrire les roches, le conglomérat est caractérisé par la liaison via un ciment naturel de morceaux discernables de roches détritiques (roches sédimentaires formées de débris d’autres roches) entre eux, des agglomérats.

Une autre définition existe pour le terme conglomérat, et ne concerne pas du tout la géologie. Il désigne un groupe composé d’au moins deux sociétés ayant divers secteurs d’activités, soit une maison mère avec plusieurs filiales généralement autonomes et indépendantes sur le plan opérationnel. Lorsque ce conglomérat est multisectoriel (économique, industriel…), il s’agit alors de ce que l’on appelle une multinationale.

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Origine du doigt d’honneur

Ce geste que nous connaissons tous possède plusieurs origines, remontant jusqu’à la Guerre de Cent Ans et l’Antiquité grecque.

La plus connue nous ramène à la Guerre de Cent Ans au XVe siècle, qui a duré en réalité 116 ans. Les soldats français, aux armures lourdes et encombrantes, selon ce que raconte l’histoire, coupaient l’index et/ou le majeur des archers anglais capturés pour qu’ils ne puissent plus se servir de leurs armes. Dans le but de narguer, d’énerver les Français et en guise de salut moqueur, les archers, ceux non capturés bien sûr, auraient pris l’habitude de faire un geste des doigts appelé « the finger », formant un V avec l’index et le majeur, et paume retournée. En France, c’est uniquement le majeur.

Une autre origine, nettement plus lointaine, nous ramène à l’Antiquité grecque où ce geste existait déjà, notamment dans les comédies, désignant une insulte de même signification que de nos jours, par exemple dans « Les Nuées » d’Aristophane (423 av.J.-C) à l’occasion d’une scène entre Socrate et son disciple Strepsiade. On appelait ce geste le katapugon. De même dans la Rome antique, donc en latin, cela existait sous le nom de digitus impudicus, signifiant doigt impudique. Les Romains l’utilisaient également pour éloigner le « mauvais œil ».

Puis l’utilisation de ce geste passa plus ou moins de mode au Moyen Âge en raison de l’interdiction de la s.odomie pour des raisons religieuses. Le « Dictionnaire du Moyen français » (1330-1500), qui est un dictionnaire faisant état de la langue française entre l’ancien français et le français classique, précise qu’il s’agit d’une insulte et marque le mépris : « Mais tost aprés que tu seras passé, derriere toy ilz te tendront leurs doiz et te auront en derrision disans : Cestui est qui seduit nostre prince, qui lui persuade et conseille la guerre, et est cellui qui acroist les truages et qui nous accumule et amasse les charges importables… »

Plus récemment, dans le courant du XXe siècle, ce signe peu élégant et explicite est réapparu dans les habitudes de certains automobilistes avec le développement de ce mode de transport à l’occasion d’incivilités routières. N’en faisons pas la promotion cependant, bien évidemment, pour y préférer dans la mesure du possible des attitudes moins vulgaires et plus civilisées dans de tels cas.

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Différence entre une bougie et un bogie ou boggie

Voici deux noms qui se ressemblent au niveau prononciation mais de sens tout à fait différents, et dont l’un – bougie – est féminin, et l’autre – bogie ou boggie – est masculin.

Tout d’abord le terme féminin « bougie », que tout le monde connaît, fut attesté dans la langue française au XIVe siècle (1393) dans un traité de morale et d’économie domestique d’auteur anonyme « Le ménagier de Paris ». Plus tard, le grammairien Gilles Ménage (1613-1693) attribue l’étymologie du nom commun bougie au nom d’une ville littorale algérienne située en Kabylie, Bugie, Bugaya, aujourd’hui appelée Béjaïa mais appelée aussi anciennement Bougie en français, port réputé pour exporter du cuir mais également de la cire d’abeille en Europe depuis le XIIe siècle.

Précisons que la bougie est à différencier de la chandelle à l’origine. Les chandelles notamment au XVIIe siècle étaient assez grandes et épaisses, constituées d’une mèche, généralement de jonc tressé, entourée de suif (graisse animale), et destinées à l’éclairage tandis que les bougies étaient plus petites, plus fines, constituées d’une mèche de coton entourée de cire d’abeille, et plutôt utilisées pour la lecture la nuit, la réception d’invités et les banquets, ou se diriger dans la cave, d’où le nom de « rat de cave » ou « pain de bougie » donné parfois à des petites bougies fines que l’on pouvait ranger dans sa poche. Au XIXe siècle au théâtre, les « moucheurs de bougie » avaient pour mission d’enlever les mèches carbonisées des bougies des lustres entre deux actes, avec toujours un seau d’eau près d’eux en cas de début d’incendie des décors bien sûr !

La fabrication des bougies fut longtemps artisanale et commença à devenir industrielle au milieu du XIXe siècle en utilisant non plus essentiellement du jonc mais du coton tressé pour les mèches, ne nécessitant de ce fait plus le mouchage, et de la cire de paraffine.

Concernant maintenant le terme masculin bogie ou boggie, il désigne un chariot pivotant à essieux relié au châssis d’un véhicule ferroviaire, permettant de faciliter l’inscription dans les courbes, même avec un rayon de courbure faible. Il y en a entre tous les wagons et la locomotive, indépendants les uns des autres. Sur les trains actuels, les bogies peuvent même glisser sous la caisse du wagon, améliorant de ce fait le confort des voyageurs. Côté étymologie, ce mot est d’origine anglaise, signifiant cabriolet et désignant à l’origine un véhicule hippomobile (tiré par des chevaux). Les bogies ont commencé à se répandre d’abord aux États-Unis dès 1830 sur des voies parfois mal posées, ce qui permettait aux trains de rouler plus facilement tout en répartissant la charge sur la voie. Les bogies ont été utilisés en France un peu plus tard, à partir de 1890.

Enfin, le terme bogie désigne également dans le domaine sylvicole un véhicule à long timon (pièce servant à l’attelage) servant à transporter des grumes (troncs d’arbres non encore équarris).

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Prodige et prodigue la différence

Prodige et prodigue, deux paronymes à ne pas confondre, différant tant par le sens que par la nature.

Prodige est un nom masculin qui désigne une personne ou un phénomène comme extraordinaire. L’adjectif associé est « prodigieux/prodigieuse ». Côté étymologie, il provient du latin prodigium (= présage), du verbe prodigere (= pousser en avant), terme qui désignait un miracle ou un évènement surnaturel. On peut dire de quelqu’un que c’est un prodige, par exemple un musicien particulièrement virtuose, plein de talent. On peut aussi accomplir des prodiges, des exploits. Ceci est la signification actuelle. Cependant, au XVe siècle, la signification du terme prodige était plus liée à la notion de présage, tout comme son étymologie latine. Un prodige était donc plutôt quelque chose de surprenant, voire d’étrange pouvant potentiellement annoncer un évènement futur, le présager en tout cas en fonction des croyances de l’époque. Plus loin encore dans la chronologie historique, à l’époque de l’Antiquité grecque, existaient ce que l’on appelle des exégètes, du grec eksêgêtês (= interprète, conseiller) dont le rôle était d’interpréter justement les prodiges, les songes, les oracles, les rites.

Prodigue est un adjectif désignant le fait d’être dépensier, de distribuer abondamment de manière déraisonnable. Il s‘agit donc d’un terme à connotation péjorative, ce n’est pas un compliment de dire que quelqu’un est prodigue ! Côté étymologie, il vient du latin prodigus (= qui gaspille ou produit en abondance), dérivé comme le nom prodige du verbe prodigere, ce qui explique la ressemblance phonétique entre prodige et prodigue. On parlera d’un « enfant prodigue » en référence à la parabole, du même nom, dans l’Évangile de Saint-Luc chapitre 15. Il s’agit là d’un enfant qui revient au domicile parental après avoir dilapidé, dépensé tout son argent lors d’une longue absence.

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Ce jardin fleuri ou ce jardin fleurit ?

Comment écrire : ce jardin fleuri ou ce jardin fleurit ? Eh bien les deux solutions existent en fonction du sens de la phrase.

Si vous voulez dire que ce jardin EST fleuri, c’est-à-dire empli de jolies fleurs, alors écrivez « fleuri ». Si le nom était féminin, par exemple « cette cour », vous écririez « cette cour fleurie » puisqu’il faut accorder l’adjectif au féminin. Idem pour le pluriel, il faut accorder. Avec l’exemple du jardin, on pourra écrire : « Comme il est magnifique, ce jardin fleuri ! »

Si vous voulez dire que ce jardin EST EN TRAIN DE FLEURIR, alors écrivez « fleurit », conjugaison du verbe fleurir à la troisième personne du singulier. Au pluriel, cela donnerait « ces jardins fleurissent », troisième personne du pluriel. Exemple de phrase : « Ce jardin fleurit toujours au printemps. »

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