La carotte emblème des buralistes

L’enseigne présente devant tous les débits de tabac depuis 1906 (obligation légale) est une carotte. Mais en connaissez-vous l’origine ? Au XVIe siècle, le tabac n’était pas vendu sous forme de cigarettes (elles sont arrivées en France vers 1830 – Dr M. TOLEDANO, Brève histoire du tabac) ou de cigares mais sous forme de feuilles, à mâcher ou à fumer. Celles-ci étaient rassemblées en petits rouleaux ficelés, ressemblant à une carotte. Pour consommer le tabac, il fallait le râper aux extrémités… comme les carottes. L’enseigne est actuellement rouge et lumineuse, mais autrefois elle était plutôt brune, de la même couleur que le tabac. Précisons qu’au XVIe siècle, donc à l’origine, le tabac était vendu par les apothicaires (ancêtres des pharmaciens) pour ses vertus médicinales. François II en avait d’ailleurs acheté à Catherine de Médicis pour soulager ses migraines. Le tabac était alors utilisé notamment sous forme de tisane.

Carotte tabac

Carotte tabac

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Enseigne du barbier origine du poteau

Comme vous l’avez probablement remarqué, le métier de barbier redevient à la mode depuis 6-7 ans (esprit vintage), alors qu’il avait pratiquement disparu. Comme pour tout métier artisanal, l’établissement du barbier est repérable par une enseigne (cela servait autrefois aux gens très nombreux qui ne savaient pas lire, un dessin / une image étant plus utile). Celle-ci est un poteau (cylindre vertical) peint en bleu généralement mais autrefois blanc et rouge. De nos jours, les barbiers s’occupent uniquement de la barbe et des cheveux des hommes (soins divers). Au Moyen Âge, leur rôle était quelque peu plus étendu puisqu’ils faisaient office également, pour certains, d’arracheurs de dents et pouvaient aussi pratiquer de petites opérations de chirurgie et des saignées. Il n’existait pas d’anesthésie évidemment à part de l’alcool. Le patient devait serrer un bâton pour rendre ses veines saillantes, d’où l’enseigne cylindrique. Les bandages utilisés étaient autrefois exposés, enroulés sur le bâton pour les faire sécher. Le rouge est symbole de sang, le bleu représente les artères et le blanc le bandage. Le poteau de barbier est très présent dans les pays anglo-saxons. Les chirurgiens-barbiers (qui pratiquaient de petites opérations chirurgicales) avaient une enseigne jaune et les perruquiers-barbiers étaient reconnaissables par une enseigne blanche. Cependant, les chirurgiens-barbiers adoptèrent finalement le bâton rayé à spirale blanc et rouge, qui représentait l’éclisse utilisée pour les saignées et le pansement utilisé ensuite (L’histoire surprenante et insolite de 322 mots, Robert Henry -1928). Le métier de barbier ne date cependant pas du Moyen Âge. Des rasoirs en pierres aiguisées datant de l’Âge de Bronze ont notamment été trouvés dans des excavations archéologiques égyptiennes. La profession s’est beaucoup développée dans la Grèce antique (Ve siècle av. J.-C.). Pour en savoir plus sur l’histoire de cette profession :

http://thehistoryofthehairsworld.com/histoire_des_barbiers.html.

Poteau de barbier

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Baladin et paladin

Le nom masculin ‘ baladin ‘ ne comporte qu’un seul L, il est apparu en 1545 (Marot) et vient du provençal baladin, de balar = danser. Le mot désigna d’abord tout danseur de théâtre (Dict. Académie française IVe édition 1762), puis fut utilisé pour désigner le ‘ bouffon ‘ (du Roi) et de manière générale tout ‘ farceur de place publique ‘, et enfin un ‘ comédien ambulant ‘ (Dict. Académie française VIIIe édition 1932-5). Le terme existe d’ailleurs au féminin : baladine (même signification). Exemple : « […], tu ferais mieux de m’indiquer un moyen de sortir des mains de ces hommes que de faire devant moi des contorsions et des grimaces comme un baladin. » (Walter Scott « Ivanhoé », Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820).

Le nom masculin ‘ paladin ‘ vient quant à lui de l’italien paladino, lui-même issu du latin palatinus = officier/garde du palais, de palatium = palais. Il désignait surtout les seigneurs de la cour de Charlemagne (exemple : le paladin Roland) dans les romans médiévaux de chevalerie, puis par extension, tout chevalier intrépide, brave et galant parcourant les grands chemins à la recherche d’aventures (exemple : Don Quichotte). Selon Jean-François Féraud (‘Dictionaire critique de la langue française’ – Un seul N à ‘dictionaire’ dans ce cas précis – Marseille, Mossy 1787-1788) :  Dans le style plaisant ou critique, on dit d’un Seigneur, qui veut passer pour brâve et galant, que c’est un vrai Paladin. ‘ Selon Nicot en 1606 (Nicot ‘Thresor de la langue française’ 1606) : ‘ Un Paladin, c’est un de ces vieux chevaliers errans de table ronde. ‘ Ce terme, à connotation nettement héroïque, est désormais utilisé pour désigner non plus un chevalier mais une personne qui en a les attitudes traditionnelles, à savoir défendre les nobles et justes causes, soutenir les faibles de manière ou d’autre. C’est aussi quelqu’un ‘ qui a beaucoup de prétention à la bravoure et à la galanterie. ‘ (Dict. Académie française VIe édition 1832-5).

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Baisser et baiser

Le verbe ‘ baisser ‘ vient du latin populaire bassiare, de bassus qui signifie ‘ bas ‘. Ce verbe peut être utilisé de diverses manières. 1 – Dans le sens ‘ mettre plus bas ‘. Exemple : ‘ Cynthia a baissé les volets de son salon orienté plein sud, tellement la chaleur était importante. ‘ 2 – Dans le sens ‘ diminuer d’intensité ‘. Exemple : ‘ S’il te plait, Léa, baisse le son de ta radio, on ne s’entend plus parler ici ! ‘ 3 – Dans le sens figuré, à savoir céder face à quelqu’un. Exemple : ‘ Devant l’insistance de son ami, Tom baissa pavillon et lui rendit sur le champ le livre emprunté sans même avoir terminé de le lire. ‘ 4 – Autrefois, le verbe signifiait aussi ‘ descendre par eau ‘. Les routes étant peu nombreuses et très risquées point de vue sécurité (brigands), beaucoup de transports de marchandises se faisaient par voie navigable, mais cela désignait également le chemin effectué à pied (ou autre moyen de transport) le long d’une rivière d’un point à un autre. Ainsi l’on disait par exemple : ‘ On baisse depuis Roanne jusqu’à Orleans. ‘

Bien évidemment, ne pas confondre ‘ baisser ‘ et ‘ baiser ‘. Ce verbe transitif a une tout autre étymologie. Apparu au XIIe siècle, il vient du latin basiare qui désignait précisément le baiser donné à une personne par respect ou civilité (le père ou le prêtre par exemple), et n’a aucune connotation familière voire vulgaire jusqu’au milieu du XXe siècle. Il était d’ailleurs essentiellement utilisé en poésie et dans des locutions comme ‘ baiser la main ‘, avant d’être remplacé par le verbe ‘ embrasser ‘. Il était autrefois utilisé aussi en tant que verbe pronominal ‘ se baiser ‘ en parlant d’objets inanimés serrés de près, joints. Exemple : ‘ des pains qui se baisent dans le four ‘. Le terme de ‘ baiseure ‘ (substantif féminin) désignait d’ailleurs l’endroit par lequel les pains se touchaient dans le four.

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Bâiller, bailler et bayer

Le verbe ‘ bâiller ‘, avec un accent circonflexe, se rapporte au bâillement de fatigue ou d’ennui que nous connaissons tous, mais également une mauvaise fermeture comme une fenêtre qui bâille, voire une étoffe mal tendue. Le mot vient du bas latin bataculare, de batare = ouvrir la bouche. Le mot fut attesté à la fin du XIIe siècle par Raoul de Cambrai sous la forme ‘ baailler ‘. Exemple : ‘ Le film que je viens de voir comportait trop de scènes interminables, au point de me faire bâiller d’ennui ! ‘. Notons l’existence d’une expression utilisée par La Fontaine : ‘ bâiller aux chimères ‘.

Le verbe ‘ bailler ‘ quant à lui n’a pas la même étymologie, il vient du latin bajulare = porter sur le dos ou à bras. Il a le sens de ‘ donner ‘ depuis le XIe siècle et fut attesté par Roland. Le verbe signifiait surtout ‘ porter ‘ jusqu’au XIIIe siècle, puis aussi bien ‘ recevoir ‘, ‘ donner ‘. L’expression ‘ la bailler belle / la bailler bonne ‘ se rapporte au jeu de paume, ‘ LA ‘ désignant la balle de ce même jeu. Le nom masculin ‘ bail ‘ est d’ailleurs le déverbal de ‘ bailler ‘, désignant un pouvoir, une tutelle, plus précisément utilisé depuis le XVIe siècle pour désigner un bail locatif par exemple (‘ bail à loyer ‘, ‘ bail à ferme ‘ selon le Code civil). Le ‘ bailleur ‘ quant à lui n’a rien à voir avec une personne fatiguée, c’est celui qui ‘ donne à bail ‘, par opposition avec le ‘ preneur ‘, il s’agit du loueur d’un bien quel qu’il soit. Le ‘ bailleur de fonds ‘ concerne en revanche uniquement le domaine financier puisque le terme désigne la personne qui apporte des capitaux (des fonds), de l’argent à une entreprise voire à un particulier dans le cadre d’investissements spécifiques, et selon des conditions bien définies dans un contrat signé des deux parties.

Le verbe ‘ bayer ‘ vient du latin populaire batare, verbe d’origine onomatopéique, confondu longtemps en français moderne avec ‘ bâiller ‘, et s’utilise plus précisément dans l’expression ‘ bayer aux corneilles ‘, rêvasser, perdre son temps à ne rien faire. Son sens possède donc une connotation abstraite contrairement au verbe ‘ bâiller ‘, beaucoup plus concret. Bayer = béer (exemple : une plaie béante), dans le sens ‘ être ouvert ‘. Il existe depuis le XIIe siècle.

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Avanie et avarie

Le nom féminin ‘ avanie ‘ vient de l’italien avania qui désigne selon le Littré une vexation qu’exerçaient les Turcs contre ceux qui n’étaient pas leurs coreligionnaires, pour leur extorquer de l’argent, de l’arabe hawwan – et selon le Dictionnaire de l’Académie française 1re édition 1694 : vexation, insulte que les Turcs font aux voyageurs en Levant, pour tirer de l’argent d’eux. Il prit son sens actuel au cours du XVIIe siècle, à savoir un ‘ traitement humiliant ‘. Une avanie est un affront public, une humiliation, une brimade, une offense, une vexation, un outrage, un camouflet. Exemples : ‘ J’avais été prévenu de ne me laisser jamais plaisanter par un Turc, si je ne voulais m’exposer à mille avanies (François-René de Chateaubriand. Itin. 57) ‘ – ‘ Le chef étoilé a raté son plat principal juste le jour où le député est venu manger dans son restaurant. Ce fut pour lui l’avanie suprême quand son hôte quitta la table accompagné de sa suite sans même attendre la fin du repas. ‘

Le nom féminin ‘ avarie ‘, souvent confondu avec ‘ avanie ‘, n’a pas du tout la même signification. Il vient de l’italien avaria, emprunté à l’arabe awar = dommage. Une avarie est un dégât, une détérioration en parlant d’un navire ou tout autre véhicule, ainsi que de la cargaison transportée, comme par exemple l’apparition d’une voie d’eau dans la coque, une voilure déchirée par le vent etc. L’avarie est généralement liée aux transports. Selon le Littré, l’avarie est également le ‘ Droit d’entretien d’un port, pour chaque vaisseau qui y mouille. ‘ et également ‘ Avarie de portefeuille, pertes que subit le portefeuille d’une banque. ‘ Selon Jean-François Féraud dans son « Dictionaire critique de la langue française » (‘ Dictionaire ‘ avec un seul N dans le cas présent – Marseille, Mossy 1787-1788), il peut s’agir également d’une ‘ dépense imprévue qu’on est obligé de faire pendant le cours du voyage. ‘ Le mot ‘ avarie ‘ est également utilisé au sens figuré, selon la 8e édition du Dictionnaire de l’Académie française, pour désigner la syphilis. Eugène Brieux (1838-1952), dans sa pièce en trois actes intitulée ‘ Les avariés ‘ (1905), fait assez clairement allusion à cette maladie sexuellement transmissible fort courante autrefois. L’adjectif ‘ avarié ‘ vient d’ailleurs de ‘ avarie ‘ pour désigner par exemple une viande, un fruit ou tout autre produit alimentaire devenu impropre à la consommation en raison de son mauvais conditionnement, une conservation à température inadaptée ou sa date avancée. Les marchandises avariées ont donc subi une avarie. Exemples : ‘ Le navire ayant pris la mer malgré la tempête, l’une de ses voiles se déchira, ce qui créa une avarie fort ennuyeuse, l’obligeant à rentrer au port au plus vite. ‘ – ‘ En cas d’avarie du système de freinage, un voyant lumineux s’allume sur le tableau de bord des voitures. ‘

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Altitude et attitude

Le nom féminin ‘ altitude ‘ (du latin altitudo = ‘ hauteur ‘, radical altus = ‘ haut ‘ que l’on retrouve également dans les noms de certains nuages comme par exemple altostratus, altocumulus etc.) n’a été vraiment utilisé qu’à partir du XIXe siècle, en premier lieu par des géographes comme notamment Paul Vidal de la Blache (1845-1918), fondateur de l’école française de géographie. Ce mot n’apparaît d’ailleurs pas dans les éditions I à VII du dictionnaire de l’Académie française. L’altitude se définit conventionnellement par rapport au niveau de la mer appelé ‘ niveau zéro ‘, ce qui permet de mettre tout le monde d’accord quel que soit l’endroit sur la planète. Elle s’exprime en pieds mais également en mètres selon les cas. Ce terme est également utilisé dans le domaine de la ‘ géographie médicale ‘, développée au XIXe siècle au cours duquel les médecins envoyaient leurs patients atteints de tuberculose (maladie extrêmement fréquente à l’époque) en ‘ cure d’altitude ‘ en vue de les soigner, se basant sur l’hypothèse de ‘ l’immunité phtisique des régions élevées ‘ – la «’ phtisie ‘ étant le nom scientifique de la tuberculose pulmonaire – (Revue géographique alpine). De nos jours, ces cures sont toujours prescrites en ‘ climatothérapie ‘, notamment pour calmer certains types de crises d’asthme comme l’asthme d’origine allergénique (J-C. Bessot ‘ Climatothérapie dans l’asthme : étude critique ‘). Exemples : ‘ François se souvient de ses vacances en haute montagne. Vu qu’il n’était pas habitué à l’altitude, il a souffert inévitablement du mal des montagnes, avec de terribles maux de tête et des nausées. ‘

Le nom féminin ‘ attitude ‘ (de l’italien attitudine, emprunté au bas latin aptitudo = ‘ aptitude ‘) se rapportait tout d’abord à la peinture et à la sculpture et désignait la ‘ posture ‘ que prenaient les modèles au XVIIe siècle (Nicolas Poussin – 1637). Le terme n’acquit son sens actuel qu’au XIXe siècle, à savoir la manière d’être, de se tenir, la position du corps mais également la façon de s’exprimer, les dispositions par rapport à une autre personne ou par rapport à une situation. Exemples : ‘ Romain commence à agacer sérieusement ses camarades avec son attitude hautaine depuis qu’il a gagné la coupe au dernier challenge sportif. ‘ – ‘ Le peintre a demandé à son modèle une attitude bien particulière, debout et légèrement de profil, les mains sur les hanches. ‘

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Athanée et athénée

Le nom masculin récent ‘ athanée ‘ (= ‘ sans mort ‘) désigne un funérarium ou chambre funéraire, lieu de réunion des familles et proches avant les obsèques des défunts. Précisons qu’il est très difficile de le trouver dans les dictionnaires habituels, il est cependant présent dans l’Officiel du Scrabble Larousse édition 1994 (et les suivantes probablement – non vérifié). Les Pompes Funèbres utilisent en général le terme de funérarium mais parfois d’athanée pour désigner ce lieu en France. Aux États-Unis, le mot désigne plus particulièrement des lieux funéraires où les personnes cryogénisées (dont les corps sont conservés grâce au froid) sont en attente d’un éventuel retour à la vie grâce à la technoscience (science appliquée à la technologie).

Le nom masculin ‘ athénée ‘ désignait, dans l’Antiquité, le temple de la déesse Athéna mais surtout le lieu à Athènes où les rhéteurs (professeurs d’art oratoire), poètes et philosophes lisaient publiquement leurs écrits. La population ne sachant pas lire, cela constituait un moyen d’instruction non négligeable – tradition orale. Puis ce mot désigna le lieu où les savants avaient l’habitude de se rassembler pour la même raison, à savoir lectures et cours publics. C’est maintenant un lieu de conférences mais également une institution d’enseignement secondaire belge. ‘ Athénée ‘ (avec un A majuscule) fut également un prénom masculin à l’époque antique, notamment le nom de l’auteur de ‘ Les Deipnosophistes ‘ (même époque), ensemble de quinze livres traitant du ‘ banquet grec ‘ sous forme de conversations entre différents convives d’un banquet imaginaire, le narrateur étant l’auteur lui-même.

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Astronomie et astrologie

Les deux noms ‘ astronomie ‘ et ‘ astrologie ‘ partagent la même étymologie de base, liés tous deux aux astres, du latin astrum emprunté au grec astron, et désignent des sciences dont la différence est particulièrement importante, à savoir que la première est définie comme une science exacte, contrairement à la deuxième, axée depuis le XIVe siècle sur le principe de divination, et devenue de ce fait non plus une science mais un art divinatoire.

Le nom  » astronomie  » (du grec astron = astre et nomos = loi) désigne la science chargée d’étudier le mouvement, la structure, l’évolution et la position des astres et de tout objet céleste de manière générale, déterminant ainsi par de nombreux calculs des lois physiques observables, vérifiables. L’origine de l’astronomie remonte très loin dans le temps, bien avant l’Antiquité, puisque des scientifiques (Alexander Marshack, Chantal Jègues-Wolkiewiez…) ont trouvé des indices d’observation de la Lune et du Soleil voire de représentations sommaires de la Pléiade (grotte de Lascaux), datant du Paléolithique supérieur. Exemple : ‘ Le célèbre astronome Johannes Kepler, en étudiant l’hypothèse héliocentrique de Nicolas Copernic comme quoi la Terre tourne autour du Soleil, découvrit que les planètes suivent des ellipses et ne tournent donc pas en cercle parfait autour du Soleil. ‘

Le nom ‘ astrologie ‘ désigna tout d’abord l’étude des astres de manière générale en tant que science, puis la divination par les astres à partir du XIVe siècle, ce qui devint (et non ‘ devin ‘ !) son sens actuel en Occident. On peut situer son âge d’or aux alentours du XVIe siècle, en raison de l’émergence d’idées nouvelles véhiculées par de célèbres astrologues comme par exemple Nostradamus. Son principe général s’appuie sur la croyance du fait que les astres (planètes, étoiles, galaxies…) agissent sur la destinée de l’être humain, l’influençant selon leurs positions célestes à des moments précis. Chaque civilisation conséquente possède son système astrologique : druidique, chinoise, tibétaine, africaine, aztèque, maya, kabbaliste, égyptienne, celtique, mongole, arabe, occidentale, amérindienne, karmique, humaniste… Exemple : ‘ Mylène ne connaît pas grand-chose à l’astrologie mais adore lire son horoscope dans le journal chaque jour. ‘ – ‘ Christelle est passionnée d’astrologie depuis de nombreuses années et ses amies se pressent toutes pour lui demander de réaliser leur thème astral. ‘

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Assurer et assumer

Le verbe transitif ‘ assurer ‘ (de l’ancien français asseürer, du bas latin assecurare = ‘ rendre sûr ‘) vient de l’adjectif ‘ sûr ‘ (du latin securus = ‘ exempt de soucis, de crainte, tranquille ‘) et possède plusieurs significations, toutes en rapport avec les notions de confiance et de tranquillité. Il désigne le fait de considérer quelque chose comme sûr, certain, d’en affirmer, certifier la véracité, l’existence, mais également rendre stable (assurer un mur = étayer un mur), prendre une certaine contenance (avoir de l’assurance), garantir un droit, un acte (assurer une hypothèque), procurer quelque chose de manière durable (assurer ses revenus), contracter une assurance (assurer son logement), en termes d’équitation habituer un cheval au mors (assurer la bouche d’un cheval) et autrefois en termes de marine arborer le pavillon de sa nation en tirant un coup de canon (assurer le pavillon). Exemples : ‘ Nicolas remplit les formulaires obligatoires pour assurer sa nouvelle voiture. ‘ – ‘ L’accusé assure au juge qu’il n’a pas commis le méfait qui lui est reproché. ‘ – ‘ Les parents de Fabien pensent lui assurer un bel avenir professionnel en l’inscrivant dans une grande école. ‘

Le verbe transitif ‘ assumer ‘ (du latin assumere = ‘ prendre sur soi ‘, de sumere = ‘ prendre ‘) signifie prendre à son compte, prendre la responsabilité d’un acte ou d’un état de fait, en accepter les éventuelles conséquences. Exemples : ‘ Vu que Maurice vit seul, il est bien obligé d’assumer toutes les tâches ménagères s’il veut que son appartement reste propre ! ‘ – ‘ Benoît a fait une grosse bêtise, maintenant il va devoir assumer. ‘ – ‘ Le cœur assume les fonctions de pompe et de propulseur du sang pour subvenir aux besoins métaboliques du corps. ‘ – ‘ Françoise est une femme remarquable car elle assume depuis toujours les nombreuses difficultés de sa vie sans jamais se plaindre. ‘

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