Confidence et confidentialité

Une confidence (nom issu du latin confidentia = confiance), c’est quelque chose – sentiment, fait, aveu, projet etc. – que l’on dit à quelqu’un sous le sceau du secret, en cachette, impliquant qu’on lui accorde toute notre confiance pour que le dépositaire de la confidence ne trahisse pas le secret lié à ce qui lui a été dévoilé. Exemple : confidence sur l’oreiller. La confidentialité en revanche désigne le caractère confidentiel d’une information particulière. Cela peut concerner par exemple un courrier de la direction envoyé seulement à certaines personnes d’une entreprise dans le cadre d’un projet à ne pas divulguer publiquement, au moins dans un premier temps. De même, une recette de cuisine de grand chef est confidentielle, afin de ne pas être dévoilée au grand public au risque d’être copiée. Dans l’industrie, il en est de même quant aux procédés de fabrication spécifiques mis au point par une équipe de recherche au sein d’une entreprise.

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Eau de Javel origine

L’eau de Javel (anciennement eau de Javelle – Cf. L’Assommoir de Zola), généralement tout le monde sait ce que c’est mais son origine, la connaissez-vous ? Pourquoi JAVEL ? À la fin du XVIIIe siècle, le chimiste français Claude-Louis Berthollet (1748-1822) l’étudia dès 1775 et en fabriqua pour la première fois en 1788 dans la manufacture de ‘ Monseigneur comte d’Artois, pour les acides et sels minéraux ‘ construite sur l’emplacement du célèbre Moulin de Javel (guinguette de tradition galante et libertine) et située dans un ancien village, désormais devenu un quartier du XVe arrondissement de Paris, appelé Javel (il existe d’ailleurs une station de métro nommée Javel à Paris). À l’origine, l’eau de Javel était utilisée pour blanchir le linge. Ce n’est qu’au cours du XIXe siècle que l’on découvrit les puissantes propriétés de ce produit. Obtenue à partir de chlore et de soude, l’eau de Javel désinfecte en tuant les microbes, mais elle ne lave pas, c’est pourquoi elle est associée généralement à un détergent comme par exemple le savon, qui lui, nettoie. Enfin, voici quelques précisions sur le nom de Javel : le lieu-dit, jusqu’au XVIIe siècle, s’appelait Javet et/ou Javetz. Sans confirmation officielle, le nom Javel pourrait venir du nom gaulois gabalos = prise par poignées, ou du latin gabella, en raison des roseaux récoltés par poignées autrefois sur cette rive de la Seine.

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Serveur – servant – serviteur – serveuse – servante

Serveur, servant, serviteur, serveuse, servante : tous ces noms sont liés à la notion soit de service, soit de servitude, ils diffèrent selon qu’ils sont masculins ou féminins et également selon le contexte dans lequel ils sont utilisés. Le service lui-même désignait au XIIIe siècle l’état de servage, les devoirs du vassal envers son suzerain. C’est seulement au XIVe siècle que la notion évolue en désignant ce que l’on sert à table, du latin servitium = esclavage. Le nom serveur, en langage informatique, désigne un ordinateur destiné à rendre un certain nombre de services spécifiques sur le réseau. Dans le langage courant, un serveur (dont le féminin est serveuse) est un employé de restaurant ou de café qui sert la clientèle. Un servant est quant à lui un militaire affecté au service d’une arme particulière. Attention, ce n’est pas le masculin de servante ! Enfin, le serviteur (servante au féminin), sous sa forme vieillie (le terme n’est plus utilisé), désignait autrefois un domestique, un employé de maison. On parle aussi par extension de serviteur pour une personne au service d’une collectivité : serviteur de l’État. Dans ce cas il n’y a pas de notion particulière de servitude (personne privée d’indépendance), mais de service (personne libre). Asservir quelqu’un, un groupe de personnes ou un peuple, c’est le réduire en servitude par quelque moyen que ce soit (par la force, par manipulation mentale…), c’est-à-dire l’assujettir à des obligations, à diverses contraintes. La servitude est aussi un terme de droit : par exemple, la ‘ servitude de passage ‘ (généralement un chemin appartenant à un propriétaire mais que son voisin doit emprunter obligatoirement pour accéder à sa propriété située au-delà de ce chemin et sans aucun autre accès).

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Différence entre tendresse et tendreté

Les noms tendresse et tendreté sont souvent confondus. Il faut dire aussi qu’ils ont la même origine, dérivés de l’adjectif tendre, issu du latin tener = tendre, délicat. La tendresse est abstraite et s’applique à un sentiment d’affection : un regard empli de tendresse. Au pluriel, on l’utilise à la fin d’une lettre adressée à quelqu’un que l’on affectionne : tendresses. La tendreté, en revanche, n’a rien à voir avec un sentiment. On n’emploie ce mot que pour parler de choses bien concrètes, pour décrire une viande qui se travaille bien par exemple (tendreté d’une pièce de bœuf). On parlera aussi de la tendreté d’un fruit. Enfin, la tendreté s’applique aussi aux roches dans le domaine de la sculpture. Par exemple, la tendreté du tuffeau permet de le sculpter aisément.

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Différence entre invention et découverte

Une invention, dans sa définition commune, fait suite à la création et à la mise au point d’un concept ou d’un objet par un esprit humain. L’invention est liée à l’imaginaire, à la création mentale et à la réalisation technique de la chose inventée (par exemple, invention de la roue, estimée vers 3 500 av. J.C.). Mais le terme d’invention désigne également, en langage administratif, le fait de trouver quelque chose de caché, d’enfoui, de révéler une chose inconnue ou maintenue secrète mais existant cependant avant d’être mise à jour, c’est principalement le cas des trésors. Ceux qui les trouvent ne sont pas appelés des découvreurs (bien qu’ils les découvrent), mais des inventeurs de trésors. Enfin, le brevet d’invention est un document légal destiné à protéger l’inventeur d’un objet, produit ou procédé industriel des copies ou utilisations frauduleuses. Sont brevetables, les inventions qui répondent à trois conditions de brevetabilité : nouveauté, activité inventive et application industrielle. La découverte, quant à elle, désigne le fait de déceler l’existence d’un lieu, par exemple un nouveau continent, un territoire inconnu jusqu’ici (cf. époque des Grandes découvertes aux XVe et XVIe siècles), et de l’explorer. On peut aussi découvrir un nouveau virus ou des lois physiques. D’ailleurs, ces découvertes sont généralement à l’origine de nombreuses inventions. La découverte de l’électricité, par exemple, a permis d’inventer des quantités d’appareils qui nous servent tous les jours.

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Crocodile, caïman, gavial et alligator

Le mot crocodile vient du latin crocodilus emprunté au grec krokodeilos = lézard. En ancien français (jusqu’au début du XVIIe siècle), on disait : crocodrille. Le nom de crocodile concerne au départ les crocodiles du Nil (cf. Hérodote) et sont très nombreux en Afrique. Il y a 3 familles de crocodiliens. Les crocodiles (dont il existe 14 espèces) ont une tête pointue et fine, et 2 dents du bas ressortent quand ils ont la gueule fermée. Les alligators (de l’espagnol el lagarto = le lézard et aligarto au XVIe siècle) vivent dans le sud des États-Unis essentiellement (Floride et Louisiane), mais aussi en Chine où il en existe une espèce, d’ailleurs menacée. Leur tête est large et arrondie. Les caïmans (vient de l’espagnol caiman, mot caraïbe) ne constituent pas une famille à part, ils appartiennent à celle des alligatoridés. On les trouve sur le continent sud-américain, notamment au Brésil, en Bolivie et en Colombie. Ils sont de couleur sombre, presque noire et sont plus petits que les crocodiles. Les gavialidés : gavial. Le nom vient de l’hindi gharviyal = crocodile. Il n’en reste plus qu’une seule espèce, qui vit sur le Gange (nord-est de l’Inde et Pakistan). Le museau du gavial du Gange est long et étroit, de forme presque tubulaire.

 

 

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Différence entre clémentine et mandarine

La clémentine et la mandarine se ressemblent beaucoup mais au départ, seule la mandarine existait. En effet, la clémentine en est un hybride, issue du croisement entre un mandarinier et un bigaradier en 1892 par le frère Clément, chef de l’orphelinat de Misserghin en Algérie, d’où son nom de clémentine attribué plus tard par le professeur Trabut de la société horticole d’Alger. Des études de l’INRA révèlent que la clémentine serait issue de la fécondation d’une fleur de mandarinier par du pollen d’orange douce. Particularité du clémentinier : il n’est pas stérile mais le pollen ne peut pas en féconder les fleurs et les clémentines n’ont donc pas de pépins. Pour en obtenir avec des pépins (ce qui permet de perpétuer l’arbre), il est nécessaire d’effectuer des greffes sauf si le verger de clémentiniers se trouve à proximité d’autres agrumes.Particularités de la mandarine : elle est très sucrée, beaucoup moins acide que la plupart des agrumes. Elle est un peu plus grosse que la clémentine et possède plus de pépins. Elle est également plus parfumée mais moins facile à éplucher. La mandarine est originaire d’Extrême-Orient. La maturité de la mandarine arrive environ un mois après celle de la clémentine. Sur les marchés, on trouve essentiellement des clémentines.

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Ammonite et amanite

L’ammonite (avec 2 M) et l’amanite (avec un seul M) existent mais ne désignent pas du tout les mêmes choses. Les ammonites sont une sous-classe aujourd’hui disparue de mollusques céphalopodes, on les trouve sous forme de fossiles. Leur taille peut varier de quelques millimètres à plus de 2 mètres de diamètre. Elles sont très reconnaissables grâce à leur coquille enroulée. Le nom (1752 – Trévoux) vient du grec Ammôn, en référence à la volute des cornes de bélier de Jupiter Ammon (ammonis cornua) d’où les 2 M. Les amanites quant à elles sont des champignons (phalloïdes, tue-mouche etc.). Le nom vient du grec ancien amanitai, terme botanique qui signifie tout simplement champignon (et attesté chez Galien – 1611), facile à retenir !

ammonite et amanite

Ammonite et amanite

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Goulet et goulot

Le goulet et le goulot existent et possèdent la même origine mais n’ont pas la même signification. Tous deux sont associés au mot gueule qui au Xe siècle se disait : goule, du latin gula = gosier au sens de l’ancien français, avant de désigner la ‘ bouche ‘ des animaux. Le goulet désigne depuis 1555 un passage étroit, généralement dans les montagnes ou en tant que terme de marine à l’entrée d’un port ou d’une rade (goulet d’étranglement et non pas goulot d’étranglement comme on voit souvent !) mais à l’origine en 1358, il s’agissait d’un terme de chasse. Le mot goulot, quant à lui, date de 1611, et désigne uniquement le col d’une bouteille ou autre récipient à entrée étroite (vase, cruche…). En langage populaire, le goulot désigne par extension le gosier, la bouche.

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Penser ou panser ?

Les deux verbes penser et panser existent bien mais n’ont pas la même signification. Penser (Xe siècle) vient du bas latin pensare qui signifie penser, et en latin classique cela veut dire peser, juger (fréquentatif de pendere = peser). Penser, c’est réfléchir. Exemple : il pense à ce qu’il va faire pendant ses vacances. Panser signifie au XVe siècle, soigner un animal, s’occuper de lui puis le sens évolue au XVIe siècle pour désigner le soin d’une blessure, d’où l’utilité de mettre un pansement. Panser les plaies, c’est aussi au sens figuré, soigner les plaies de l’âme ou du cœur, réconforter, consoler quelqu’un de triste.

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