Dinausore, dinausaure, dinosore ou dinosaure ?

Voici un mot que je vois régulièrement écrit de toutes les façons : un dinosaure (ceci est la bonne écriture, et non pas dinausore, dinausaure ni dinosore !).  Le mot vient du grec dinos = toupie (parce que sa tête ressemble à une toupie – Bescherelle 1845), et de saura = lézard. Généralement, le mot saurien est connu ainsi que son orthographe (reptiles sauf les tortues), ce qui peut aider pour se souvenir de l’orthographe de dinosaure.

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Contentieux ou contencieux ?

Je vois souvent écrit ainsi le mot contenCieux, mais c’est une orthographe erronée, on doit l’écrire contenTieux avec un T. Il n’y a pas de cieux dans un contentieux ! Ce nom vient du latin juridique contentiosus = qui donne lieu à une querelle (1257 – Dict. Étym.). La définition actuelle y est fidèle puisqu’un contentieux, en termes de droit, désigne ce qui fait l’objet d’un débat et généralement d’un procès, c’est une affaire litigieuse : on parle d’une affaire contentieuse. Le recours contentieux s’oppose au recours gracieux (tribunaux).

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Hynoptiser ou hypnotiser ?

Beaucoup se trompent et disent hynoptiser alors que c’est hypnotiser qu’il faut dire (et écrire bien sûr !). C’est un barbarisme courant. Astuce pour s’en souvenir : on dit bien hypnose, là personne ne fait d’erreur, c’est impossible. Le verbe hypnotiser est construit sur la même base que le nom féminin hypnose, qui lui correspond. Le mot hypnose vient du grec ancien hupnos qui signifie sommeil. Hypnos était le dieu du sommeil dans la mythologie grecque. Les Romains le connaissaient sous le nom de Somnus. Il est reconnaissable dans les représentations à ses attributs, des fleurs de pavot menant à des états modifiés de conscience ainsi que des ailes symbolisant le passage la nuit vers d’autres mondes.

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Abrévier ou abréger ?

On dit bien une abréviation, ce qui induit en erreur un certain nombre de gens qui, du coup, disent abrévier au lieu d’abréger (c’est un barbarisme) alors que le nom qui est lié à ce verbe est en fait abrègement (action d’abréger), donc là aussi il y a erreur généralement. Petite précision tout de même, le verbe abrevier (sans accent aigu) fut utilisé jusqu’au XVIe siècle. Le mot vient du latin abbreviare, de brevis = bref. Le nom féminin abréviation est uniquement utilisé dans le cadre linguistique, désignant la réduction d’un mot ou d’une suite de mots.

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Perpétrer et perpétuer

Les verbes perpétrer et perpétuer existent bien mais n’ont pas la même signification. La différence graphique est liée à une seule lettre : dans un cas c’est un R (perpétRer), dans l’autre c’est un U (perpétUer). Perpétrer, du latin perpetrare = accomplir, signifie commettre un acte criminel, délictueux (attentat, génocide ou tout autre crime). Le nom associé est perpétration. Perpétuer, du latin perpetuare = perpétuel et à proprement parler à l’origine : ‘ qui s’avance de manière continue ‘, c’est rendre perpétuel, pérenniser. Une coutume qui s’est perpétuée est une coutume qui a traversé le temps, qui est encore pratiquée longtemps après son origine. Perpétuer un souvenir, un savoir-faire, un patrimoine. À perpétuité = pour toujours. La locution adverbiale familière ‘ à perpète ‘ ou ‘ à perpette ‘ possède la même signification, mais veut dire aussi très loin. Exemple :il a déménagé pour aller habiter à perpette.

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Haute gamme ou haut de gamme ?

L’erreur est courante de voir écrit haute gamme, c’est un barbarisme. La bonne écriture est haut de gamme, et sans trait d’union surtout, parce que ça, je l’ai déjà vu aussi ! Alors comment s’en souvenir ? Voici une astuce : vous ne parlez jamais d’un article basse gamme, vous dites bien un article bas de gamme (avec le DE au milieu). C’est pareil pour haut de gamme.

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Rénumérer ou rémunérer ?

Il est fréquent de voir écrit (et entendre prononcer !) le verbe réNumérer alors que le mot correct est réMunérer. Une rémunération. C’est un barbarisme (faute de langage). D’où peut bien venir cette inversion du N et du M ? Les gens pensent à numéro, numéraire, qui prennent un N, ce qui les induit en erreur. Le verbe rémunérer vient du latin remunerare, de munus, muneris qui signifie : cadeau. Voilà qui éclaire… et qui est clair ! ASTUCE mnémotechnique pour bien écrire ce verbe (et rémunération, le nom qui va avec) sans risque d’erreur : il suffit de respecter l’ordre alphabétique, sachant que le M vient avant le N.

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Amadou – amadouer

L’amadou (rangé dans une boîte à amadou) est obtenu par séchage et râpage d’un champignon non comestible, l’amadouvier. C’est un combustible connu depuis le Ve siècle pour démarrer un feu. L’amadouvier est un parasite de feuillus comme le platane, le bouleau, le chêne, le hêtre ou le marronnier, ayant la particularité de se fixer sur des arbres faibles voire mourants. Il se présente sous forme de langue blanchâtre composée de plusieurs couches (zones de croissance). L’amadou a été longtemps utilisé pour les briquets. Au XIXe siècle, les médecins l’utilisaient en compresses pour apaiser les douleurs rhumatismales et les brûlures, puis il fut remplacé par de l’amadou chimique (coton traité). Ses propriétés hydrophiles (il repousse l’eau) font qu’il est utilisé aussi dans le cadre de la pêche à la mouche pour l’assécher et lui permettre de flotter. Le mot amadou est issu de l’ancien provençal amador qui signifie amoureux. Le verbe amadouer est de même origine. Il signifie au départ : frotter avec de l’amadou (Cf. Rabelais). Par extension, amadouer désigna ensuite le fait de caresser, physiquement mais surtout en paroles : amadouer quelqu’un, c’est le flatter, lui dire de belles paroles pour obtenir quelque chose de lui.
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Boire cul sec

Boire cul sec (pas de trait d’union entre cul et sec) est une expression populaire très imagée qui signifie boire son verre d’un seul trait, en une fois. Pourquoi cul ? Il s’agit ici du fond du verre (ou de la bouteille). Pourquoi sec ? Parce qu’il est vide, le liquide ayant été bu, il est donc sec, il ne reste plus une seule goutte. Demander à quelqu’un de boire cul sec est une interjection l’invitant à vider son verre d’une traite. Attention, avec modération car généralement il s’agit d’alcool !

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Servage et sevrage

Les deux mots servage et sevrage existent, mais n’ont pas la même signification. La seule différence au niveau de l’écriture et de la prononciation est une inversion des deux lettres R et V, mais comme nous pouvons le constater, très importante ! Le mot servage (qui peut être un nom ou un adjectif selon les cas d’emploi) vient du latin servus = esclave.  Un serf est au Moyen Âge une personne attachée à une terre et qui dépend du seigneur propriétaire de cette même terre. Synonyme dans ce contexte : paysan. Le sevrage quant à lui désigne le fait d’arrêter l’alimentation lactée (mère) chez l’enfant et le jeune animal. Un animal sevré. Le sevrage désigne également le fait d’arrêter progressivement la prise d’une substance nocive, comme par exemple le tabac ou l’alcool, ou l’arrêt progressif d’une attitude addictive quelle qu’elle soit (jeu ou autre). Le nom sevrage est associé au verbe sevrer, qui vient du latin populaire seperare qui signifie séparer. Au XIIIe siècle, le sevrage désignait particulièrement le fait d’arrêter l’allaitement : séparer du sein, cesser de faire téter.

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