Plumer et déplumer, les différences

Les verbes plumer et déplumer peuvent s’utiliser pour dire la même chose quand il s’agit au sens figuré de dépouiller quelqu’un de son argent, le ruiner, le voler, l’escroquer. On dira alors que cette personne s’est fait plumer ou déplumer. En langage populaire, on dit aussi se faire tondre.

Au sens propre, plumer un oiseau, c’est lui arracher les plumes tandis que le déplumer, c’est le dépouiller de ses plumes. La nuance est subtile, je vous l’accorde.

Le verbe plumer a évolué au fil du temps, sachant qu’au XIIe siècle notamment, plumer signifiait tirer sur les moustaches d’un homme et au XIIIe siècle, plumer signifiait arracher les plumes d’un oiseau. Au sens figuré et plus populaire, plumer désigna dès la fin du XIIIe siècle le fait de dépouiller, voler quelqu’un, d’où l’expression « se faire plumer ».

Se déplumer signifie, en langage familier, perdre ses cheveux, devenir chauve, image associant les cheveux aux plumes des oiseaux, mais également perdre son argent, sa fortune.

Côté étymologie, le nom féminin plume vient du latin pluma, signifiant duvet puis plume.

Du côté des phobies, il existe des termes liés aux plumes et aux ailes, eh oui ! À part l’ornithophobie (terme dérivé du grec ornithos = oiseau et phobos = peur) qui est relativement courante et désignant la peur des oiseaux, il en existe une autre, assez commune aussi, qui est la ptérophobie (du grec ptéro = aile et phobos = peur), la peur de l’avion. Une autre moins courante est la ptéronophobie (du grec ptéron = plume et phobos = peur), qui désigne la peur de se faire chatouiller par des plumes.

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Différence entre agglomérat et conglomérat

Un agglomérat est un ensemble d’éléments, fragments de roches, minéraux… agglomérés bien sûr, c’est-à-dire unis en un bloc, agglutinés. Côté étymologie, ce terme vient du latin agglomerare qui signifie mettre en pelote, rassembler, réunir, accumuler.

Le terme conglomérat possède une signification proche en matière géologique, avec une petite nuance, désignant plutôt une roche, généralement sédimentaire, déposée par les glaciers, les fleuves, ou d’origine volcanique voire résultant de l’impact d’une météorite, et constituée de différents fragments agglomérés.

Plus précisément, selon la science pétrographique dont le principe consiste à décrire les roches, le conglomérat est caractérisé par la liaison via un ciment naturel de morceaux discernables de roches détritiques (roches sédimentaires formées de débris d’autres roches) entre eux, des agglomérats.

Une autre définition existe pour le terme conglomérat, et ne concerne pas du tout la géologie. Il désigne un groupe composé d’au moins deux sociétés ayant divers secteurs d’activités, soit une maison mère avec plusieurs filiales généralement autonomes et indépendantes sur le plan opérationnel. Lorsque ce conglomérat est multisectoriel (économique, industriel…), il s’agit alors de ce que l’on appelle une multinationale.

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Origine du doigt d’honneur

Ce geste que nous connaissons tous possède plusieurs origines, remontant jusqu’à la Guerre de Cent Ans et l’Antiquité grecque.

La plus connue nous ramène à la Guerre de Cent Ans au XVe siècle, qui a duré en réalité 116 ans. Les soldats français, aux armures lourdes et encombrantes, selon ce que raconte l’histoire, coupaient l’index et/ou le majeur des archers anglais capturés pour qu’ils ne puissent plus se servir de leurs armes. Dans le but de narguer, d’énerver les Français et en guise de salut moqueur, les archers, ceux non capturés bien sûr, auraient pris l’habitude de faire un geste des doigts appelé « the finger », formant un V avec l’index et le majeur, et paume retournée. En France, c’est uniquement le majeur.

Une autre origine, nettement plus lointaine, nous ramène à l’Antiquité grecque où ce geste existait déjà, notamment dans les comédies, désignant une insulte de même signification que de nos jours, par exemple dans « Les Nuées » d’Aristophane (423 av.J.-C) à l’occasion d’une scène entre Socrate et son disciple Strepsiade. On appelait ce geste le katapugon. De même dans la Rome antique, donc en latin, cela existait sous le nom de digitus impudicus, signifiant doigt impudique. Les Romains l’utilisaient également pour éloigner le « mauvais œil ».

Puis l’utilisation de ce geste passa plus ou moins de mode au Moyen Âge en raison de l’interdiction de la s.odomie pour des raisons religieuses. Le « Dictionnaire du Moyen français » (1330-1500), qui est un dictionnaire faisant état de la langue française entre l’ancien français et le français classique, précise qu’il s’agit d’une insulte et marque le mépris : « Mais tost aprés que tu seras passé, derriere toy ilz te tendront leurs doiz et te auront en derrision disans : Cestui est qui seduit nostre prince, qui lui persuade et conseille la guerre, et est cellui qui acroist les truages et qui nous accumule et amasse les charges importables… »

Plus récemment, dans le courant du XXe siècle, ce signe peu élégant et explicite est réapparu dans les habitudes de certains automobilistes avec le développement de ce mode de transport à l’occasion d’incivilités routières. N’en faisons pas la promotion cependant, bien évidemment, pour y préférer dans la mesure du possible des attitudes moins vulgaires et plus civilisées dans de tels cas.

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Différence entre une bougie et un bogie ou boggie

Voici deux noms qui se ressemblent au niveau prononciation mais de sens tout à fait différents, et dont l’un – bougie – est féminin, et l’autre – bogie ou boggie – est masculin.

Tout d’abord le terme féminin « bougie », que tout le monde connaît, fut attesté dans la langue française au XIVe siècle (1393) dans un traité de morale et d’économie domestique d’auteur anonyme « Le ménagier de Paris ». Plus tard, le grammairien Gilles Ménage (1613-1693) attribue l’étymologie du nom commun bougie au nom d’une ville littorale algérienne située en Kabylie, Bugie, Bugaya, aujourd’hui appelée Béjaïa mais appelée aussi anciennement Bougie en français, port réputé pour exporter du cuir mais également de la cire d’abeille en Europe depuis le XIIe siècle.

Précisons que la bougie est à différencier de la chandelle à l’origine. Les chandelles notamment au XVIIe siècle étaient assez grandes et épaisses, constituées d’une mèche, généralement de jonc tressé, entourée de suif (graisse animale), et destinées à l’éclairage tandis que les bougies étaient plus petites, plus fines, constituées d’une mèche de coton entourée de cire d’abeille, et plutôt utilisées pour la lecture la nuit, la réception d’invités et les banquets, ou se diriger dans la cave, d’où le nom de « rat de cave » ou « pain de bougie » donné parfois à des petites bougies fines que l’on pouvait ranger dans sa poche. Au XIXe siècle au théâtre, les « moucheurs de bougie » avaient pour mission d’enlever les mèches carbonisées des bougies des lustres entre deux actes, avec toujours un seau d’eau près d’eux en cas de début d’incendie des décors bien sûr !

La fabrication des bougies fut longtemps artisanale et commença à devenir industrielle au milieu du XIXe siècle en utilisant non plus essentiellement du jonc mais du coton tressé pour les mèches, ne nécessitant de ce fait plus le mouchage, et de la cire de paraffine.

Concernant maintenant le terme masculin bogie ou boggie, il désigne un chariot pivotant à essieux relié au châssis d’un véhicule ferroviaire, permettant de faciliter l’inscription dans les courbes, même avec un rayon de courbure faible. Il y en a entre tous les wagons et la locomotive, indépendants les uns des autres. Sur les trains actuels, les bogies peuvent même glisser sous la caisse du wagon, améliorant de ce fait le confort des voyageurs. Côté étymologie, ce mot est d’origine anglaise, signifiant cabriolet et désignant à l’origine un véhicule hippomobile (tiré par des chevaux). Les bogies ont commencé à se répandre d’abord aux États-Unis dès 1830 sur des voies parfois mal posées, ce qui permettait aux trains de rouler plus facilement tout en répartissant la charge sur la voie. Les bogies ont été utilisés en France un peu plus tard, à partir de 1890.

Enfin, le terme bogie désigne également dans le domaine sylvicole un véhicule à long timon (pièce servant à l’attelage) servant à transporter des grumes (troncs d’arbres non encore équarris).

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Prodige et prodigue la différence

Prodige et prodigue, deux paronymes à ne pas confondre, différant tant par le sens que par la nature.

Prodige est un nom masculin qui désigne une personne ou un phénomène comme extraordinaire. L’adjectif associé est « prodigieux/prodigieuse ». Côté étymologie, il provient du latin prodigium (= présage), du verbe prodigere (= pousser en avant), terme qui désignait un miracle ou un évènement surnaturel. On peut dire de quelqu’un que c’est un prodige, par exemple un musicien particulièrement virtuose, plein de talent. On peut aussi accomplir des prodiges, des exploits. Ceci est la signification actuelle. Cependant, au XVe siècle, la signification du terme prodige était plus liée à la notion de présage, tout comme son étymologie latine. Un prodige était donc plutôt quelque chose de surprenant, voire d’étrange pouvant potentiellement annoncer un évènement futur, le présager en tout cas en fonction des croyances de l’époque. Plus loin encore dans la chronologie historique, à l’époque de l’Antiquité grecque, existaient ce que l’on appelle des exégètes, du grec eksêgêtês (= interprète, conseiller) dont le rôle était d’interpréter justement les prodiges, les songes, les oracles, les rites.

Prodigue est un adjectif désignant le fait d’être dépensier, de distribuer abondamment de manière déraisonnable. Il s‘agit donc d’un terme à connotation péjorative, ce n’est pas un compliment de dire que quelqu’un est prodigue ! Côté étymologie, il vient du latin prodigus (= qui gaspille ou produit en abondance), dérivé comme le nom prodige du verbe prodigere, ce qui explique la ressemblance phonétique entre prodige et prodigue. On parlera d’un « enfant prodigue » en référence à la parabole, du même nom, dans l’Évangile de Saint-Luc chapitre 15. Il s’agit là d’un enfant qui revient au domicile parental après avoir dilapidé, dépensé tout son argent lors d’une longue absence.

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Ce jardin fleuri ou ce jardin fleurit ?

Comment écrire : ce jardin fleuri ou ce jardin fleurit ? Eh bien les deux solutions existent en fonction du sens de la phrase.

Si vous voulez dire que ce jardin EST fleuri, c’est-à-dire empli de jolies fleurs, alors écrivez « fleuri ». Si le nom était féminin, par exemple « cette cour », vous écririez « cette cour fleurie » puisqu’il faut accorder l’adjectif au féminin. Idem pour le pluriel, il faut accorder. Avec l’exemple du jardin, on pourra écrire : « Comme il est magnifique, ce jardin fleuri ! »

Si vous voulez dire que ce jardin EST EN TRAIN DE FLEURIR, alors écrivez « fleurit », conjugaison du verbe fleurir à la troisième personne du singulier. Au pluriel, cela donnerait « ces jardins fleurissent », troisième personne du pluriel. Exemple de phrase : « Ce jardin fleurit toujours au printemps. »

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Différence entre matériel et matériau

Un matériau est une substance créée à partir de matière première, elle est destinée à produire un objet technique. Par exemple, le bois est un matériau, le plastique également. Le matériel est quant à lui l’ensemble des ustensiles, des outils qui vont être utilisés pour produire ce même objet technique. Un marteau est un outil. Attention, matériaux n’est pas le pluriel de matériel, beaucoup se trompent ! Le pluriel de matériel est « matériels », et un matériau, des matériaux.

Côté étymologie, le terme matériel vient du bas latin materialis qui signifie « forme de matière ».  Matériel est un nom masculin (un matériel, du matériel) ou un adjectif (un objet matériel, une chose matérielle).

Côté étymologie, le nom matériau vient du moyen anglais material, issu du latin primitif materia qui signifie « matière, cause, origine, substance », de mater qui signifie « mère ». Ce terme singulier fut créé à la fin du XIXe siècle à partir du collectif « matériaux ». Un matériau est une matière, une substance qui participe à la fabrication d’objets ou de bâtiments. Par exemple, le ciment, la brique, l’argile sont des matériaux qui servent à la fabrication d’un mur. On parle de matériaux de construction.  

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Farces et poissons le premier avril

D’où vient cette tradition de faire des « poissons d’avril », autrement dit des blagues, le 1er avril ?

Plusieurs origines coexistent, et notamment la plus ancienne qui date de l’Antiquité grecque. En effet, le printemps commençant le 21 mars était un moment de festivités qui se terminaient le 1er avril, 12 jours après la fête de l’équinoxe de printemps, lors d’une journée consacrée à la divinité mineure de la moquerie et du sarcasme Momos, bouffon des divinités olympiennes(donc chez les Olympiens), et également au dieu spartiate du rire Gelos qui représentait le rire de Dieu en réponse aux actions rebelles de l’humanité, occasion pour les Grecs de s‘amuser et de se faire des blagues. Puis les Romains à leur tour continuèrent cette tradition en appelant la fête carnavalesque célébrée le 25 mars en l’honneur de la déesse Cybèle symbolisant la fertilité, la nature et la protection Hilaria, d’où les termes que nous connaissons tous, hilarité et hilare.

Par ailleurs, le premier jour de l’année fut le 1er avril pendant très longtemps, voire le 25 mars, jour de l’Annonciation (fête chrétienne) ou encore à Pâques jusqu’au 9 août 1564 où le roi Charles IX décida d’uniformiser le calendrier en déclarant, par l’édit de Roussillon, le 1er janvier comme premier jour officiel de l’année, comme l’avait fait l’empereur du Saint empire romain germanique Charles Quint un peu plus tôt, qui s‘était aligné sur le calendrier julien de Jules César, datant quant à lui de45 av. J.-C.

Cependant en France (eh oui, c’est la France, c’est signé !), ce nouveau calendrier instauré par Charles IX ne plut pas à tout le monde et suscita des résistances au point qu’il lui faudra plusieurs années pour être finalement effectif. Donc pour contester, nombreux furent les Français qui continuèrent à se souhaiter la Bonne année le 1er avril et par la même occasion, s‘offrir des cadeaux. Mais comme cette date se situait en plein carême (période de jeûne et restrictions), l’aliment le plus commun était le poisson puisque la viande y était proscrite, les réfractaires se virent offrir de faux poissons pour se moquer d’eux, d’où la naissance de cette tradition du poisson d’avril.

Un autre fait est à signaler. Au tout début du XXe siècle, jusque vers les années 1920, l’équivalent de la Saint-Valentin d’aujourd’hui (14 février) se fêtait le 1er avril.  Et ce jour-là, il était de coutume d‘envoyer à la personne dont on était amoureux  une carte postale représentant un poisson porte-bonheur (on peut en trouver facilement des images sur Internet), signe de fécondité et de bonheur pour lui signifier notre amour.

Pour conclure, même si le fait d’accrocher des poissons dans le dos des autres est plutôt une activité ludique réservée aux plus jeunes (qui ne l’a pas fait étant enfant ?!), si vous entendez des petits rires derrière vous ce jour-là, méfiance, peut-être la tradition persiste-t-elle toujours quel que soit l’âge, car après tout, rester jeune dans la tête ne fait de mal à personne et le rire est reconnu bon pour la santé.  🙂

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Imminent, immanent et éminent

Voici trois mots qui se ressemblent, ce sont des paronymes, mais ils n’ont évidemment pas la même signification.

Côté étymologie, l’adjectif imminent (imminente au féminin) vient du latin imminens, qui est le participe passé du verbe imminere signifiant « s’élever au-dessus, surplomber, menacer ». Un fait imminent menace de survenir prochainement. Exemple : « Le ciel commence à se couvrir, l’arrivée d’un orage est imminente. »

Côté étymologie, l’adjectif immanent (immanente au féminin) vient du verbe latin immanere qui signifie « demeurer dans ». Il désigne quelque chose qui existe, quelque chose d’essentiel, d’inhérent, qui est contenu dans la nature d’un être. Ce terme est surtout utilisé en philosophie et dans la religion chrétienne. Exemple : « La force immanente à la vie. » L’immanence est le caractère de ce qui a son principe en soi-même, contrairement à la transcendance liée quant à elle à une cause extérieure et supérieure.

Côté étymologie, l’adjectif éminent (éminente au féminin) vient du latin eminens, qui signifie « supérieur » et dérivé du verbe eminere qui signifie « s’élever au-dessus, se démarquer ».  Ce terme est généralement utilisé au sens moral. D’un point de vue honorifique, le titre « Votre Éminence » est attribué aux cardinaux dans la religion catholique. Exemples : « Un poste éminent, une vertu éminente. »

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Verbes écaler et écailler

Voici deux verbes qui se ressemblent beaucoup et sont souvent confondus : écaler et écailler.

Côté étymologie, ils ont la même origine germanique. Ils ont empruntés à l’ancien bas francique (langue des Francs) skala qui signifie « coquillage ». Le mot anglais shell signifiant coquillage possède d’ailleurs la même origine.

Le verbe écaler signifie décortiquer, éplucher. Il s’applique à des fruits à coque comme les noix pour lesquelles un moulin hydraulique fut longtemps utilisé pour retirer le brou, les amandes, les châtaignes, les noisettes, etc. On utilise ce verbe également pour désigner le fait de retirer la coquille d’un œuf dur (écaler des œufs) ou pour le bois quand on le sépare par lames. Une écale, en botanique, est une enveloppe coriace qui entoure certains fruits.

Le verbe écailler s’applique non pas à des végétaux mais à des animaux, notamment les poissons. On enlève les écailles d’un poisson. L’écaille est en fait une plaque plus ou moins dure de taille et de forme différente qui recouvre la peau d’animaux comme les poissons, les reptiles (serpents, tortues, lézards…), les pangolins, les papillons (ceux-ci sont recouverts d’environ 150 000 minuscules écailles).

Pour résumer, dans le langage courant, on utilise le verbe écaler pour des fruits, du bois ou des œufs, et le verbe écailler pour les poissons.

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