Différence entre suc et sucre

Voici deux mots qui sont souvent confondus : suc et sucre. Le nom suc vient du latin sucus qui signifie sève. En effet, il s’agit d’un liquide organique extrait d’une substance aussi bien végétale qu’animale. Chez les animaux, on parlera par exemple de sucs gastriques, sucs digestifs, sucs pancréatiques. Concernant les plantes dites succulentes (du latin suculentus = plein de suc, d’où l’adjectif succulent pour dire qu’un mets est délicieux), elles vivent dans les milieux extrêmes, notamment arides (montagne), semi-désertiques, littoraux où elles sont exposées au sel (sur les rochers en bord de mer) : joubarbe, cactus, criste marine… Leur adaptation est liée à leur importante capacité à stocker l’eau dans leurs feuilles, tiges ou racines. Elles emmagasinent ainsi des réserves sous forme de sucs dans leurs tissus, ce qui explique le surnom qui leur est souvent donné, à savoir plantes grasses, en raison généralement de leurs feuilles épaisses.

Au sens figuré, le nom suc désigne ce que l’on pourrait appeler la substantifique moelle, expression que Rabelais rendit célèbre (Gargantua), c’est-à-dire l’extrait de quelque chose, ce qui est substantiel dans un livre ou une doctrine par exemple, en tirer tout le suc. Le sucre en revanche vient de l’italien zucchero, issu lui-même de l’arabe sukkar = grain, en grec sakkharon et en latin saccharum. Il s’agit d’une substance que nous connaissons et utilisons couramment (sucre de table), extraite de la canne à sucre et de la betterave à sucre. Le sucre est composé de saccharose. Le sucre est cependant naturellement présent dans les végétaux car c’est l’un des produits issus de la photosynthèse (mécanisme permettant aux plantes vertes de transformer les éléments minéraux en matière organique grâce à l’énergie lumineuse).

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Infinitif ou passé composé, comment savoir ?

Comment savoir si on met é ou er à la fin d’un verbe du premier groupe ? L’erreur consistant à confondre le passé composé et l’infinitif est très courante dans le cadre de l’emploi des verbes du premier groupe (fin en [ER]). Qu’écrire ? J’ai manger ou j’ai mangé ? Voici une astuce mnémotechnique qui devrait vous aider : il suffit de remplacer le verbe du premier groupe par un verbe du troisième groupe. De cette manière, il est impossible de se tromper.

Petit rappel, les verbes du troisième groupe constituent un groupe hétérogène de verbes irréguliers n’appartenant ni au premier ni au deuxième groupe, qui eux sont faciles à identifier. Ce groupe est composé de quelques verbes en -IR (tenir, courir…), -OIR (, -RE (boire, battre…), voire même -ER (aller). Précision pour ne pas confondre les verbes du deuxième groupe (se terminant par -IR) avec les verbes du troisième groupe de même terminaison, le participe présent de ces derniers ne se termine pas pas –ISSANT (exemple : « en courant », il ne viendrait à personne l’idée de dire « en courissant » !).

Exemple : « Il a dessiné un mouton. » La transformation avec un verbe du troisième groupe, peu importe si la phrase ne veut rien dire, l’important étant la différence phonétique, donnerait : « Il a bu un mouton. » et non « Il a boire un mouton. » Le verbe boire appartient au troisième groupe. Naturellement, il est bien écrit au passé composé (bu).

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Ne pas confondre magasin et magazine

Magasin et magazine, l’un prend un S et l’autre un Z. Il faut savoir que nous faisons nos courses dans des magasins (lieux physiques ou virtuels), mais nous lisons des magazines (publications périodiques en format papier ou numérique).

Mais comment se souvenir de l’orthographe de ces mots ? Voici des astuces mnémotechniques (qui aident la mémoire au moyen de procédés d’association mentale) :

1- Magasin avec un S. Pensez que vous y achetez des vêtements. Comme nous le savons tous, ils possèdent des tailles : S, M, L, XL, etc. En revanche, il n’existe pas de taille Z. Pensez alors à la taille S tout simplement ! Si vous associez le mot magasin à ce que vous pouvez y acheter, impossible désormais de vous tromper.

2- Magazine : avec un Z. Afin de vous en souvenir, pensez que dans un magazine, à travers vos lectures, vous pouvez trouver tout l’alphabet de A à… Z.

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Electoral et électoralisme

L’adjectif électoral, du verbe élire issu du latin exlegere = réfection, de eligere = choisir, désigne tout ce qui est en rapport avec des élections : Code électoral, campagne électorale, comité électoral… Le nom masculin électoralisme, du latin electio = choix, désigne quant à lui le discours, l’attitude et les méthodes d’une femme ou homme politique, d’un parti politique dans son ensemble voire d’une autorité publique dont le seul objectif est d’obtenir le maximum de suffrages permettant de remporter une future élection. Il s’agit d’une orientation démagogique (manipulation du peuple pour s’attirer ses faveurs ou accroître sa notoriété) à caractère péjoratif (idée négative), dans le but unique cette fois d’être élu ou réélu.

L’électoralisme quant à lui est caractérisé par le fait de flatter les électeurs en prenant soin de masquer les inconvénients de la réalité et des programmes proposés, en multipliant les promesses, qui comme on dit, n’engagent au final que ceux qui y croient. Les exemples ne manquent pas…

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Pâtissier origine

Le terme pâtissier (1278 pasticier) vient de l’ancien français pastitz, du latin populaire pasticium = pâté, de pasta = pâte. La première corporation des pâtissiers, les pastillariorum, fut fondée à Rome au IVe siècle avant J.-C. Au XIIIe siècle, en France, les patéiers (ancêtres des pâtissiers) confectionnaient des pâtés de viandes, de fromages, de poissons, des tourtes salées et non sucrées. En mai 1270, le métier commença à être réglementé, Regnaut Barbon, prévôt de Paris, enregistrant les statuts donnés par Saint Louis aux maîtres oublayeurs (fabricants d’oublies, pâtes légères très en vogue autrefois). La confrérie fut placée sous la protection de Saint Michel. Certains remplacèrent la chair des pâtés par celle de petits mammifères, ce qui nuisit fortement à leur réputation. D’autres allèrent jusqu’à y mettre de la chair humaine. Voir à ce propos la célèbre affaire de la rue des Marmousets (ancienne rue parisienne) rapportée par une chronique d’un prieur de Saint-Germain-des-Prés en 1612, Jacques du Breul, expliquant qu’un barbier proposait de tailler la barbe gratuitement et trucidait parfois des clients, souvent des étudiants du chapitre de Notre-Dame. Il fournissait ensuite les corps à son ami pâtissier qui en réalisait des pâtés apparemment fort appréciés, sans bien sûr que les clients sachent de quoi ils étaient faits ! L’affaire fut découverte évidemment,  la Cour de Parlement ordonna qu’outre la punition du pâtissier, sa maison soit rasée, et qu’une pyramide ou colonne soit érigée sur ce lieu. Il fallut attendre la Renaissance pour que les pâtisseries sucrées se développent (Popelin et sa pâte à choux notamment), au départ à la cour de France.
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Charcutier charcuterie les origines

Un charcutier, tout le monde sait ce que c’est, mais connaissez-vous l’origine du nom ? En 1464 (dict. étym.), on disait chaircuitier, même jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Le mot vient de chair, du latin caro, carnis = chair. Quant à la charcuterie, on disait autrefois (1549 – source dict. étym.) chaircuicterie.  La corporation des charcutiers date de 1476, mais à l’époque, ils devaient tout de même acheter la chair de porc crue chez les bouchers (qui vendaient toutes les viandes), ne pouvant la vendre que cuite ou apprêtée (boudin, saucisses, pâtés…), jusqu’en 1513 où ils purent enfin vendre en plus de la chair de porc crue mais également de la langue de bœuf et de mouton.

Au Moyen Âge, le porc était si important que les bois étaient mesurés sur la base de quantité de nourriture qui leur était nécessaire (glands notamment). Sur les cartes de l’époque, il était indiqué parfois l’estimation de la taille de forêts en nombre de porcs, par exemple une forêt de 500 porcs était de taille à nourrir 500 porcs.

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Mettre des bâtons dans les roues

Mettre des bâtons dans les roues de quelqu’un est une expression qui désigne le fait de lui rendre une tâche plus difficile. En effet, elle fait allusion aux roues qui se coincent si l’on met quelque chose entre leurs rayons. Autrefois, à l’époque des carrosses, les grands chemins étaient fréquentés par des brigands qui parfois, pour les arrêter et dévaliser les riches voyageurs, plaçaient précisément des bâtons dans les roues des véhicules pour les obliger à s’arrêter.

Une autre explication existerait, à savoir que sur les voies très pentues, afin d’empêcher les carrosses de les dévaler à toute vitesse au risque de s’écraser au bas, les cochers y mettaient parfois des bâtons dans les roues, ce qui en freinait considérablement l’avancée. Désormais, mettre des bâtons dans les roues d’une personne, c’est quelle qu’en soit la raison, tout faire pour l’empêcher de faire quelque chose de précis, les exemples contemporains sont nombreux !

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Maturité et maturation, ce n’est pas la même chose !

Voici deux noms féminins souvent confondus : maturité et maturation. Ils concernent cependant tous deux le langage horticole, mais quand un fruit arrive par exemple à maturité, c’est qu’il est mûr. En revanche, la maturation désigne plutôt une étape menant à la maturité, il est question ici de progrès successifs. Un ensoleillement de bonne qualité permettra par exemple d’accélérer la maturation d’un fruit. Il sera mûr plus vite, il arrivera plus vite à maturité.

La maturité désigne également la sûreté dans le jugement, notion généralement liée à l’âge de la personne en question. Exemple : cet enfant fait preuve d’une grande maturité pour son âge.

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Le népotisme, c’est quoi ?

Le nom masculin népotisme, peu utilisé généralement dans le langage courant, revient à la mode depuis quelque temps, on se demande bien pourquoi… En effet, issu de l’italien nepotismo, de nipote = neveu, du latin nepos, -otis, le népotisme désigne une politique qu’adoptaient autrefois certains papes (eh non, ce n’est pas nouveau !), consistant à favoriser systématiquement leur famille, avec des exemples célèbres particulièrement aux XVe, XVIe et XVIIe siècles (Calixte III, Sixte IV, Alexandre VI, Paul III, Pie IV, Urbain VIII, Innocent X, etc.).

Par extension, le népotisme désigne le fait pour une personne élue ou très haut placée dans une institution ou une grande entreprise d’abuser de son autorité afin de procurer des avantages à sa famille, la favoriser.  Le népotisme, en politique, s’étend également aux amis très proches, associé à un principe de favoritisme sans considération de mérite ou d’équité. Selon les pays et les législations, le népotisme (à condition qu’il ne soit pas détourné en emploi fictif et en ce cas, c’est un délit) est généralement autorisé, on en devinera facilement la raison, le pouvoir amenant la possibilité (et non l’obligation mais c’est si tentant !) de bien se servir en premier.

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Cervelas origine

Le cervelas est connu depuis la Renaissance sous le nom de cervellato qui désignait une saucisse faite à base de cervelle de porc puis de bœuf, d’où son nom. Le terme vient de l’italien cervellata adapté de l’ancien milanais zervelada qui désignait une charcuterie faite de sang, de viande et de cervelle, et dérivé du latin cerebellum = cerveau. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le cervellata entrait dans la composition du risotto à la milanaise. Dans Gargantua et Pantagruel, François Rabelais cite plusieurs fois le cervelas, mais en l’écrivant cervelat (1552).

Il s’agit désormais d’une sorte de saucisson court et épicé rempli de viande de porc, de bœuf et de lard. On n’y met plus de cervelle car son adjonction fut interdite après l’épidémie d’encéphalopathie bovine des années 1990. Dans sa forme française, pesant 200 grammes généralement, il est utilisé surtout dans des préparations froides en vinaigrette ou strasbourgeoises. Le cervelas dit obernois ou à l’alsacienne est une recette chaude de cervelas que l’on garnit de fromage et que l’on enrobe de lard. Le cervelas sous sa forme allemande s’appelle zervelatwurst. Il existe aussi du cervelas suisse, moins lourd : 100 grammes pour 12 centimètres de longueur et un diamètre de 3,8 centimètres. Il est inscrit depuis 2008 au patrimoine culinaire suisse. Il est apprécié également en Belgique et dans le nord de la France.

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