Différence entre sorbet et glace

Voici deux desserts très appréciés en toutes saisons, la glace, appelée aussi crème glacée, et le sorbet. Mais la différence entre eux réside dans leur composition. La glace est confectionnée à base de lait et/ou de crème, et avec ou sans œufs selon les recettes. Le sorbet quant à lui ne contient pas de lait, il est composé sur la base d’un mélange d’eau et de sucre (sirop) à parts égales et de jus de fruits.

Côté étymologie, l’origine du mot sorbet remonte au XVIe siècle et vient de l’italien sorbetto, du turc chorbet, de l’arabe populaire chourba, en arabe classique charbat, qui signifie boisson fruitée.

Un peu d’histoire : déjà du temps de l’Égypte antique, les pharaons offraient de la glace pilée mélangée à du jus de fruit à leurs visiteurs pour les rafraîchir. Côté Empire romain, l’empereur Néron avait repris la technique de fruits écrasés mélangés à du miel que l’on utilisait à la cour d’Alexandre le Grand, et y ajoutait de la neige qu’il faisait venir des Apennins spécialement. Bien évidemment, la crème glacée était réservée aux plus riches car très coûteuse à fabriquer. En Chine, la glace est apparue environ au IIe siècle avant notre ère, sous forme de boisson fraîche conservée dans des grands récipients d’eau salée.

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Ville et commune quelle différence

Une commune n’est pas forcément une ville tandis qu’une ville est forcément une commune. En effet, une commune est une entité administrative, avec un maire, un conseil municipal élu (municipalité) et qui dépend de la préfecture du département où elle se trouve, c’est une circonscription territoriale. Elle est définie par sa taille ou le nombre de ses habitants. Un tout petit village est une commune mais ce n’est pas une ville. Une ville doit historiquement posséder au moins 2 000 habitants pour être dénommée ainsi et être dotée d’une infrastructure sociale et technique.

La France métropolitaine et les DOM (départements d’outre-mer) comptaient 34 955 communes au 1er janvier 2022, et 34 935 au 1er janvier 2024. Cette baisse s‘explique par la fusion croissante de communes entre elles pour des raisons pratiques permettant, par l’union de leurs forces, de réaliser des économies d’échelle, d’apporter de nouveaux services à la population et de porter de nouveaux projets d’investissement impossibles à réaliser pour des budgets communaux trop faibles.

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Innovation et invention

Le terme d’invention s’applique au principe de création d’un nouvel objet, procédé ou système d’exploitation. L’invention résulte de nombreuses recherches et de la fabrication de prototypes destinés à être testés, améliorés et encore testés jusqu’à ce que ce qui a été inventé fonctionne, soit en capacité de répondre à sa destination souhaitée. L’invention règle avant tout un problème technique ou scientifique, c’est un « chercheur » qui invente. Une invention n’est d’ailleurs pas systématiquement commercialisée car tout dépend du marché et de sa potentielle rentabilité.

Une innovation quant à elle provient d’une invention, il s’agit de son amélioration, comme par exemple le smartphone qui est une innovation liée à l’invention du téléphone. L’innovation consiste en un progrès technique ou technologique dont la rentabilité doit être assurée avant même sa commercialisation. L’innovateur est lié à une entreprise, son but est commercial, il permet d’accéder à de nouveaux marchés par l’amélioration obtenue d’une invention déjà existante.

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Différence entre beurre et margarine

Le beurre, tout le monde connaît, la margarine aussi, il s’agit de deux matières grasses que l’on utilise en cuisine, pour notre alimentation. Cependant, leur origine est différente, le beurre étant d’origine animale, extrait de la crème du lait de la vache par le processus de barattage (dans un récipient appelé baratte). La margarine est obtenue quant à elle à partir d’un mélange d’huiles ou graisses végétales émulsionnées ou épurées et possédant moins de 10 % de beurre. Elle est aussi grasse et calorique que le beurre mais ne contient cependant pas de cholestérol.

Un peu d’histoire : l’apparition du beurre est très ancienne, datant du néolithique il y a environ 5 000 ans, voire 10 000 ans avec la domestication puis l’élevage des vaches. Une tablette sumérienne d’environ 4 500 ans a été notamment retrouvée, décrivant les étapes de la fabrication du beurre. Ils battaient la crème du lait comme on le fait toujours maintenant. Dans l’Antiquité grecque et romaine, le beurre était plutôt un produit de beauté très apprécié, utilisé pour adoucir la peau et faire briller les cheveux. Du temps des Égyptiens, le beurre quant à lui était utilisé comme cataplasme pour soigner les infections et les brûlures. Le beurre fut très utilisé en Gaule puis au Moyen Âge, plus facile à obtenir que l’huile qui ne se récoltait qu’une fois par an et se conservait mal. Dès le XVe siècle cependant, le beurre, désormais considéré comme un mets de luxe et symbole de raffinement, fut réservé aux plus riches, les pauvres utilisant du saindoux (graisse de porc fondue). Le mot « beurre », issu du latin butyrum emprunté au terme grec βούτυρον (bouturon) signifiant « fromage de vache » est apparu vers le XVIe siècle.

La margarine quant à elle est apparue bien plus récemment, au XIXe siècle. C’est un pharmacien, Hippolyte Mège Mouriès, qui l’a inventée en 1869 à la demande de Napoléon III. Celui-ci avait organisé un concours, trouvant que le beurre était trop rare, cher et difficile à conserver, et cherchant à trouver un nouveau produit plus accessible et tout aussi nutritif. La margarine de Mège Mouriès fut primée et le brevet déposé précisément le 15 juillet de la même année. Le mot margarine vient du grec ancien μάργαρον (margaron) qui signifie « perle ».

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Coutre et coûtre homonymes

Voici deux homonymes à ne pas confondre, même s’ils sont peu utilisés de nos jours : coutre et coûtre. La différence orthographique se constate facilement avec la présence d’un accent circonflexe sur le U de l’un des deux. Coutre et coûtre ont des significations et étymologies différentes, alors quelques explications s’imposent pour ne plus les confondre.

Le coutre est l’élément tranchant d’un soc, charrue voire araire en agriculture, qui permet de fendre la terre. Il fut de manière certaine utilisé dès le début du Moyen Âge, très pratique pour la culture. Côté étymologie, ce mot vient du latin culter signifiant couteau et lié à cultio qui signifie culture, agriculture.

Le terme de coûtre quant à lui désigne les hommes chargés au Moyen Âge de garder les cathédrales nuit et jour et notamment leurs trésors et archives mais aussi de garder les églises et leurs reliques. Les coûtres étaient appelés aussi custodes. Ces clercs laïcs et mariés étaient tonsurés et portaient l’habit ecclésiastique. Ils devaient prêter serment de fidélité au « chapitre » (assemblée des chanoines attachés à une église ou cathédrale). Alors évidemment, un seul homme ne suffisait pas puisque le travail se faisait 24h/24 donc ils se relayaient à trois, eh oui, ce que nous appelons à notre époque les « trois-huit » existaient déjà au Moyen Âge.

Ils étaient personnellement tenus responsables des éventuels vols et devaient déposer de ce fait une caution au moment de prendre possession de leur « coûtrerie », cela permettait d’assurer un service de qualité et une réelle surveillance des lieux. Un avantage leur était réservé comme pour tous les ecclésiastiques, ils ne payaient ni impôts ni subsides. Par ailleurs, ils étaient chargés de percevoir les « chevages » auprès de la population, qui étaient des redevances spécifiques payées par les serfs à leur seigneur.

Côté étymologie, le terme coûtre vient du moyen français coustre, du nominatif costre de l’ancien français costor qui signifiait sacristain, gardien, issu du latin populaire custor, custorem et venant du latin classique custos, custodem signifiant gardien.

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Orthographe à proprement parlé ou parler

Voici une locution adverbiale souvent mal orthographiée, qui signifie en nommant les choses par le mot propre, c’est-à-dire de manière exacte, à vrai dire, à franchement parler. Alors comment doit-on l’écrire ? « À proprement parlé » ou « à proprement parler » ? Réponse : à proprement parler.

C’est une locution invariable et son usage est assez ancien puisqu’on en trouve  une trace au XVe siècle dans la première partie du roman de prose de Lancelot du Lac de Gautier Map (1301-1400) : « Ci commence le livre de Lancelot du Lac, qui, à proprement parler, fut appelez Galaad… ». Le fait d’employer « à proprement parler » dans une phrase permet notamment de rendre le discours plus vivant.

Mais pourquoi écrit-on « parler » à l’infinitif et non « parlé » au participe passé ? Eh bien c’est la proximité de la préposition « à » qui détermine cet accord. Par exemple, lorsque cette préposition est absente, l’accord est différent : « proprement dit » et non « proprement dire ».

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Différence entre somptueux et somptuaire

Voici deux adjectifs, somptueux et somptuaire, dérivés du même mot latin sumptus (= coût, charge, dépense) et qui sont relativement souvent confondus, mais attention, même s’ils sont tous deux liés à la notion de luxe, ils ne signifient pas tout à fait la même chose et de ce fait, ne s’utilisent pas de la même manière, ce ne sont pas des synonymes. Il existe une petite subtilité bonne à connaître si vous voulez éviter de les employer à mauvais escient.

L’adjectif somptueux vient plus précisément du latin sumptuosus (= coûteux) et effectivement, on va parler d’un dîner ou d’un cadeau somptueux. Somptueux signifie donc fastueux, magnifique, luxueux. On peut utiliser également cet adjectif pour parler d’objets, de couleurs, d’œuvres d’art, pour dire par exemple que les couleurs éclatantes de tel tableau sont somptueuses. Cela ne veut pas dire que ces couleurs coûtent cher, vous l’aurez compris, cela signifie qu’elles sont magnifiques, de toute beauté comme on dit. On peut parler par exemple aussi de vêtements somptueux pour exprimer le fait qu’ils sont superbes au-delà du fait qu’ils peuvent effectivement coûter assez cher.

Quant à l’adjectif somptuaire, il vient du latin sumptuarius (= qui concerne la dépense). Il fut d’ailleurs utilisé au temps de l’Antiquité dans ce sens lié à la dépense puisqu’à l’époque, le rôle des « lois somptuaires » (sumptuariae leges) consistait justement à régler les dépenses, en encadrant ou limitant les habitudes de consommation en fonction du statut social, ethnique ou religieux des habitants. Dans la Grèce et surtout la Rome antique, elles avaient notamment pour but de limiter les dépenses effectuées pour les banquets… et la toilette des femmes !

Ces lois somptuaires relevant de l’économie mais également de la morale avaient pour but de préserver les distinctions sociales apparentes et concernaient tant l’alimentation que le mobilier et le luxe vestimentaire, surtout sous l’Ancien Régime (édits somptuaires) et particulièrement aux XVIe et XVIIe siècles où notamment Henri IV en promulgua plusieurs aux États de Blois (1588) pour dissuader notamment les bourgeois de rivaliser avec les nobles côté habillement et richesse ostentatoire, Louis XIII et Louis XIV également, ce dernier interdisant même les vêtements de luxe par l’édit de 1660 afin que personne ne fasse de l’ombre à ses éclatantes parures, « roi-soleil » oblige, et dont Molière par l’intermédiaire de son personnage Sganarelle dans « L’École des maris » s’en fit l’écho avec grand plaisir (« Ô trois et quatre fois béni soit cet édit par qui les vêtements de luxe sont interdits »).

On parlera donc de loi somptuaire et non somptueuse. On parlera également de dépenses somptuaires pour signifier qu’elles sont excessives. Gardons bien en tête la notion d’excessivité liée à l’adjectif somptuaire, c’est une subtilité qui permet de bien le différencier de l’adjectif somptueux. Enfin, de son côté, le Code civil de 1804 utilisa le terme de « dépenses voluptuaires » (et pas voluptueuses !) pour désigner les dépenses inutiles, non nécessaires.

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Hébertisme deux notions

Qu’est-ce que l’hébertisme ? Il existe en réalité deux correspondances historiques à ce terme, et à des époques différentes en France. Voici quelques éclaircissements à ce propos.

Le terme hébertisme dans son sens le plus récent est un mot que l’on entend assez peu souvent, il faut le reconnaître, mais vous allez le voir, qui correspond à une pratique éducative revenue un peu à la mode depuis les années 2000 en réponse à la prise de conscience croissante de besoins de notre société en matière de rapport à la nature, probablement en lien avec le développement de l’écologie depuis la fin du siècle dernier.

L’hébertisme est en effet une philosophie de vie physique et mentale développée par celui dont est issu ce terme, à savoir l’officier de marine et éducateur Georges Hébert (1875-1957) dès les années 1910. Celui-ci est considéré comme l’un des pionniers de l’éducation physique et découvreur de la « méthode naturelle » qui promeut le développement physique complet se déroulant en plein air. Il privilégie les gestes dits naturels du corps dans le cadre d’une activité physique régulière tout en favorisant l’entraide et l’altruisme dans un esprit de développement de toutes les dimensions humaines, approche holistique prenant donc chacun en compte dans sa globalité physique, mentale, intellectuelle, sociale, spirituelle, culturelle plutôt que de manière morcelée.

Attention, ne pas confondre ici avec le journaliste, pamphlétaire et homme politique français Jacques-René Hébert du même nom, relais médiatique et membre du Club des Cordeliers pendant la Révolution française, très populaire auprès des « sans-culottes » parisiens dont il fut porte-parole, fondateur du célèbre journal  « Père Duchesne », substitut du procureur de la Commune de Paris et qui vécut donc bien plus tôt, à la fin du XVIIIe siècle (1757-1794 guillotiné). Ont été appelés « Exagérés » – concurrents notamment des « Enragés », qui étaient eux-mêmes révolutionnaires mais avec des idées un peu différentes – puis hébertistes par néologisme les révolutionnaires radicaux liés à ce dernier.

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Qu’est-ce que l’évergétisme ?

Le terme évergétisme, du verbe grec εὐεργετέω / euergetéô (= faire du bien), est récent, apparu en 1923 grâce à deux historiens qui l’ont introduit dans le lexique historique. Il est lié à l’Antiquité gréco-romaine et désigne le fait de faire du bien à ses sujets avec son argent, les protéger et les aider. Les premières traces retrouvées d’évergétisme en Grèce remontent au VIe siècle avant notre ère. Il s’agissait de la bienfaisance ostentatoire prodiguée par certains notables appelés évergètes. Mais pourquoi tant de charité ? Il faut savoir qu’à l’époque, les impôts sur le revenu n’existaient pas dans les cités antiques, c’est un point important. De ce fait, les plus riches avaient le devoir moral de participer financièrement à la vie de la cité. Ce n’était cependant pas une obligation mais faire des dons, redistribuer une partie de ses revenus assurait aux notables une popularité appréciée.

Ils aidaient ainsi à organiser des jeux, à construire des monuments, des statues, des aqueducs, des fontaines, à financer des armées, à aider les pauvres aussi et ces bienfaiteurs devaient être particulièrement généreux  – donc générosité intéressée, dirons-nous – s’ils aspiraient à une charge de magistrat. C’était un moyen d’assurer leur supériorité, et les évergètes de la Grèce antique recevaient généralement en échange des récompenses honorifiques de la part de la « Boulè » (assemblée restreinte de citoyens chargés des lois de la cité), cette reconnaissance publique leur conférant notamment la possibilité d’entrer dans le cercle des « aristoï » (= les excellents) donc l’élite aristocratique. Plus tard, vers le IIe siècle avant notre ère, au cours de la période romaine, le régime censitaire fut encouragé, le « cens » étant un seuil d’impôt qui conditionnait le droit de vote et l’éligibilité des citoyens, et donc l’évergétisme en tant que pratique du mécénat – terme plus actuel et courant à notre époque –  devint plus particulièrement un moyen d’accéder au pouvoir politique.  

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Différence entre cachemire et mohair

Le cachemire est le nom d’un duvet particulier de chèvre (nom latin capra hircus), et à l’origine, il provient des chèvres des hauts plateaux du Tibet sur les contreforts de l’Himalaya, et pas uniquement de la région du Cachemire comme on pourrait le penser. Cette laine s’obtient en peignant ou tondant les chèvres, et également au printemps quand elles perdent naturellement leurs poils. Ces chèvres vivent actuellement surtout en Écosse, en Australie, en Mongolie, en Afghanistan, en Nouvelle-Zélande, mais un peu également en France grâce à Joséphine de Beauharnais, première épouse de l’empereur Napoléon 1er, qui était devenue amatrice de châles en cachemire depuis que son époux lui en avait ramené un en cadeau de sa campagne d’Égypte.

Beaucoup de cette laine provient cependant actuellement d’Asie. Les chèvres qui produisent le cachemire possèdent peu de graisse pour les protéger du froid, aussi ont-elles développé des fibres particulièrement douces sous le pelage de leur ventre, ce qui les rend si soyeuses. Le duvet de chèvre cachemire est réputé pour ne pas provoquer d’allergie et peut se porter directement sur la peau.

Le mohair quant à lui provient de la chèvre angora (nom latin capra aegagrus hircus) à poils longs et à la toison composée de fibres secondaires. Cette chèvre est originaire du Tibet et connue depuis environ 5 000 ans comme le cachemire et chez les Sumériens au sud de la Mésopotamie il y a environ 2 400 ans mais introduite en Turquie au XIe siècle par des nomades, région d’Ankara, d’où le nom « angora ». Le mohair est essentiellement produit désormais pour plus de la moitié en Afrique du Sud, ainsi qu’au Lesotho, en Écosse et aux États-Unis. Il y a quelques élevages également en France et dans d’autres pays. Le terme mohair est le nom de la toison blanche de la chèvre angora.

Côté étymologique, il vient de l’anglais mohair, du moyen français mocayart et de l’italien mocaiaro issu de l’arabe mukháyyar (= choisi). Le mohair était réservé à l’origine pour la confection des vêtements des sultans, apprécié pour son confort, sa brillance et son élasticité. Il fut d’ailleurs longtemps interdit d’exporter illégalement les chèvres angoras de Turquie sous peine de mort par décapitation.

Il a fallu attendre le XVe siècle pour en commencer réellement l’exportation. Ce fut le grand argentier du roi Charles VII qui le premier en fit venir un troupeau en France, dans l’Allier. La laine servit au départ à tisser des linges liturgiques et habits sacerdotaux pour les moines du prieuré mais en raison des nombreuses famines de l’époque, les troupeaux furent décimés. Il fallut ensuite attendre le XIXe siècle pour que la laine mohair soit tissée en France et en Angleterre, puis aux États-Unis. Son utilisation s’est finalement démocratisée au XXe siècle pour la fabrication de vêtements chauds et de tissus d’ameublement dont en France seulement depuis une quarantaine d’années.

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