Végétarien – végétalien – vegan

Le végétarisme est une pratique alimentaire très ancienne, remontant jusqu’à l’Antiquité grecque. Pythagore est considéré comme le père du végétarisme. Les pythagoriciens excluaient la viande de leur régime alimentaire. De nombreux penseurs et scientifiques comme Albert Einstein, Léonard de Vinci et Mahatma Gandhi étaient également végétariens. Le principe du végétarisme : exclure la viande (rouge et blanche), le poisson et les fruits de mer. Le végétalisme pratique les mêmes exclusions, mais exclut en plus les produits laitiers, les œufs et autres produits d’origine animale (miel…) : alimentation issue uniquement du monde végétal. Le véganisme, lui, va encore plus loin et n’est pas lié qu’à la nourriture, c’est un mode de vie, de consommation cherchant à exclure selon ses adeptes toute exploitation des animaux, que ce soit pour se nourrir, se vêtir, pour ses loisirs… Donc pas de laine, pas de cuir, pas de produits cosmétiques testés sur des animaux. Le terme vegan est un terme anglo-saxon, souvent traduit en français par végétalien. Ce mode de vie fut créé en 1944 par Donald Watson, officiellement le premier adepte du véganisme. En 1948, fut fondée aux États-Unis la première Vegan Society. Puis dans les années 70, le véganisme se popularisa en Amérique du Nord, grâce notamment au World Vegetarian Congress. Un vegan est donc d’abord végétalien, mais en plus, il n’utilise aucun produit d’origine animale.

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Sole meunière

La sole est un poisson plat vivant sur les fonds sablonneux, très apprécié depuis l’Antiquité romaine. Plus tard, Louis XIV en fit un mets royal et la sole est toujours perçue comme un poisson noble. C’est l’un des poissons les plus cuisinés de la gastronomie française. Son nom vient du latin solea = sandale, semelle. La sole meunière est légèrement farinée puis cuite à la poêle dans une grande quantité de beurre, aspergée de citron et parsemée de persil haché. Cette appellation (meunière) fait référence au meunier, la sole étant enrobée de farine.

Certains plats cuisinés ont une histoire assez cocasse, à découvrir sur : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

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Nougat

Le nougat est une confiserie faite de blanc d’œuf, de noix ou d’amandes et de miel. Son nom vient du mot provençal nogat signifiant tourteau de noix, du latin populaire nucatum, de nux = noix (XVIe siècle). Le nougat connu en France est le nougat de Montélimar mais il est apparu d’abord à Marseille vers 600 avant notre ère (arrivée des Grecs à Massalia, ancien nom de Marseille), il s’agissait de nougat noir à l’époque. Le nougat ne fut reconnu en France qu’au XVIIIe siècle, grâce à l’agronome Olivier de Serre qui décida d’ouvrir la Drôme et la Provence à la culture de l’amandier et le Premier consul de Montélimar, Claude Souchon, qui proposa, pour fêter le passage des ducs de Bourgogne et de Berry (2 janvier 1701) de retour d’Espagne, que la ville leur offre à chacun un quintal de nougat blanc. La recette du nougat blanc telle que nous la connaissons date de 1730 mais le nom de son créateur est inconnu. Les premières recettes ne comportaient pas de blanc d’œuf, il fallut attendre 1650 pour que ce soit ajouté afin d’aérer et blanchir la pâte. Le premier nougatier connu fut F.-Joseph Michel (1740).

Découvrez l’histoire et l’origine de vos plats préférés : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

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Kouign-amann

Le kouign-amann (pluriel : kouignoù-amann) est un gâteau breton originaire de Douarnenez dans le Finistère. Son nom signifie gâteau au beurre (kouign = gâteau et amann = beurre). Vers 1860, le boulanger Yves-René Scordia en inventa la recette à base de pâte à pain recouverte d’un mélange de beurre et de sucre puis repliée à la manière d’un feuilletage. Le beurre et le sucre fondent à la cuisson, suintent à travers le feuilletage et caramélisent, ce qui donne au kouign-amann la texture fondante que l’on connaît à l’intérieur et le côté croustillant à l’extérieur. La farine aurait fait défaut à l’époque (récoltes de blé fluctuantes selon les conditions climatiques), tandis que le beurre était abondant. Cela expliquerait cette invention. Précisons qu’à la fin du XIXe siècle, le pétrin mécanique se développa grâce aux moteurs à essence et électriques et à cette époque, furent créées les premières hybridations entre des variétés de blé locales afin d’obtenir un meilleur rendement. Dès 1889, la meunerie française adopta quant à elle une nouvelle technologie appelée mouture à cylindres, ce qui permit de développer la fabrication de farine. Concernant le kouign-amann, il fut très vite apprécié des touristes dès le début du XXe siècle, et ceux-ci le firent connaître à leur tour dans le monde entier.

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Navarin d’agneau

Le navarin d’agneau est une sorte de pot-au-feu constitué de morceaux d’épaule, de collier ou de poitrine d’agneau cuits lentement en ragoût et accompagnés de légumes nouveaux dont les navets. Son origine est liée à la bataille de Navarin (ville grecque) qui eut lieu en 1827, où les flottes anglaises, russes et françaises infligèrent une cuisante défaite à la flotte turco-égyptienne, lors de la guerre d’indépendance de la Grèce. Pour fêter la victoire le lendemain, l’Amiral de Rigny, commandant l’armada, donna l’ordre d’améliorer le repas ordinaire. Le chef cuisinier eut l’idée de remplacer le riz du rata par des légumes variés et colorés, inventant une nouvelle recette qui prendra le nom du port grec de Navarin.

Déguster de bons petits plats, c’est bien, mais en connaître l’histoire, c’est encore mieux : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

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Yaourt – yoghourt

Le yaourt (mais aussi yahourt ou yoghourt/yogourt), lait fermenté par le développement de bactéries lactiques thermophiles ensemencées ensemble et vivantes dans le produit fini, possède deux étymologies : il est issu du bulgare jaurt (= lait caillé) et d’un mot turc, yoğurt, de même sens, de yoğurtmak (= épaissir). En France et en Belgique, on utilise couramment le terme de yaourt tandis qu’au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Suisse romande, on préfère le terme de yogourt, mais c’est le même produit. Le yaourt fut introduit au Moyen-Orient par les Turcs Seldjoukides au début du XIe siècle, puis dans les Balkans par les Ottomans au XIVe siècle. François Ier ayant les intestins fragiles, se soigna grâce aux yaourts que lui procura un ami médecin juif de Constantinople, le Grand Turc (le médecin au lait caillé), venu spécialement à Fontainebleau dans ce but à la demande du roi. Au début du XXe siècle, Ilva Metchnikoff (prix Nobel scientifique) étudia dans quelle mesure l’acide lactique produit par les bactéries du yaourt pouvait augmenter l’espérance de vie humaine en préservant voire en reconstituant la flore intestinale. Intéressant alors les Européens et les Américains, sa production industrielle commença vers le milieu du XXe siècle.

Découvrez la petite histoire de nombreux termes de cuisine, tout en vous amusant : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

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Industrie étymologie

L’industrie, nous savons tous ce que c’est, il s’agit de l’ensemble des activités économiques produisant des biens matériels par la transformation et la mise en œuvre de matières premières, autrement dit en termes de secteur économique (Jean Fourastié, économiste anglais), le secteur secondaire (le secteur primaire s’appliquant à la collecte et à l’exploitation des ressources naturelles, et le tertiaire aux services). Le nom féminin industrie vient du latin industria = activité (1355). Jusqu’au XVIIIe siècle, le terme a signifié habileté. L’adjectif industriel n’est apparu qu’en 1770 (Galiani). L’industrie est un terme qui désigne également la dextérité, l’habileté à faire quelque chose (1370-72 – Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, p. 213, 57d).

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Grume et agrume

Voici deux noms qui se ressemblent mais n’ont pas du tout la même signification ni la même origine. Une grume (nom féminin) est en sylviculture l’écorce laissée sur le bois coupé mais également le tronc d’arbre coupé et ébranché (foresterie). Le terme est apparu en français en 1552, signifiant grain de raisin (Massé). C’est seulement en 1690 que le terme désigna l’écorce laissée sur le bois (Furetière). Le mot vient du bas latin gruma = écorce (Dict. étym.), de grumula (cosse, coquille), diminutif de gluma (peau, écorce, pellicule). Un agrume (nom masculin) est quant à lui un arbuste (et son fruit) de la famille des rutacées, c’est-à-dire la famille de plantes à laquelle la rue, ruta, a donné son nom (oranger, citronnier, etc.). Le terme d’agrume vient de l’italien agrume issu du latin populaire acrumen, de acer = aigre.

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Escalope

L’escalope, cette fine tranche généralement de viande que nous connaissons tous (que nous en mangions ou non) tire son nom de l’ancien français eschalope = coquille de noix (1691 Fr. Massiallot, Nouveau cuisinier royal et bourgeois), de même racine que écale (coquille). En anglais d’ailleurs, coquille Saint-Jacques se dit scallop. Le mot chaloupe (coquille de noix, pellicule de noyau) possède la même origine et est attesté en moyen français avec chaloppe. Une escalope est en effet une tranche très fine de viande blanche généralement, mais aussi de poisson. À l’origine, elle était destinée à protéger et à entourer d’autres aliments (paupiettes par exemple). Le mot escalope est attesté depuis le XVIIe siècle comme une façon de préparer le veau (Trésor de la langue française). Le verbe escaloper signifie, en cuisine, couper en tranches minces des viandes ou du poisson, mais aussi des légumes comme par exemple les champignons.

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Dragée origines

Le nom féminin dragée vient du grec tragêmata qui signifie bonbon. Le sucre n’était pas connu dans l’Antiquité, mais les dragées existaient à l’époque romaine (vers 170 av. J.-C.). En effet, Julius Dragatus, confiseur de la famille des Fabius, l’aurait inventée pour le baptême du fils d’un patricien romain, laissant accidentellement tomber une amande dans une jarre de miel (selon Véronique Dumas : ‘ Les dragées ‘, Historia,‎ novembre 2011). En France, la première référence à la dragée sucrée date de 1220, un apothicaire de la cité de Verdun (devenue capitale des dragées) en ayant fabriqué, sachant que seuls les apothicaires (appelés ensuite pharmaciens en 1777 par un décret de Louis XVI) avaient le droit de faire le commerce du sucre. Elles étaient enrobées de sucre et de miel durcis à la cuisson. À Verdun d’ailleurs, la recette d’origine consiste à enrober de sucre des graines d’anis vert. Des vertus curatives ont été longtemps attribuées aux dragées, étant censées faciliter la digestion mais aussi combattre la stérilité, ce qui explique notamment leur présence lors des fêtes familiales (mariages, baptêmes…). De même, dans la tradition chrétienne, l’amande est associée à la virginité de Marie. Les dragées étaient particulièrement appréciées à la cour de Louis XIV, faisant partie de ce que l’on appelait ‘ les épices de chambre ‘ disposées dans des drageoirs (vases d’argent et d’or). Les dragées furent introduites dans les grandes cours d’Europe par la famille de Médicis au XVIIIe siècle, sous forme de pralines enrobées de petites confitures. En 1750, le confiseur parisien Pecquet, devint fournisseur du roi Louis XV grâce à l’invention d’une dragée lisse en faisant cuire du sirop de sucre autour d’une amande dans une bassine remuée toute une journée. Le privilège du commerce du sucre dont bénéficiaient les apothicaires fut aboli par une ordonnance royale en 1777, le transférant aux confiseurs. La fabrication se modernisa avec l’invention de l’ancêtre de la turbine à dragée par Moulefarine en 1845. Julien Peysson et Zacharie Delaborde déposèrent ensemble le brevet de la turbine à dragées (sphère de cuivre permettant un brassage continu et régulier) peu de temps après, en 1846.

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